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Internet pollue autant que l'avion: comment réduire l'impact écologique de nos ordinateurs?

Savez-vous que nos ordinateurs contribuent eux aussi au réchauffement de la planète? Internet est responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Cette proportion est en hausse constante. De plus en plus d'initiatives sont développées pour limiter cet impact.

Nos ordinateurs sont également responsables du réchauffement de la planète. Tout d'abord, les mails, les jeux en ligne et jeux vidéos consomment de l'électricité qui alimente votre ordinateur. Ensuite, il y a aussi le transport des données et leur gestion dans les Data center. Ces serveurs sont très gourmands en électricité puisqu'ils chauffent et doivent être refroidis. A l'échelle de la planète, l'énergie consommée par Internet et la production de C02 que le système engendre est considérable.

"On parle de 4% des émissions de CO2 qui seraient dues à Internet et à tous ces transferts de données. En plus, c'est un poste qui subit une forte croissance. On parle de 5 à 7% par année. C'est une croissance similaire à celle que l'on observe dans l'aviation", assure Damien Ernst, spécialiste des questions énergétiques à l'Université de Liège.


Moins de données, c'est moins d'énergie nécessaire pour les conserver

A titre de comparaison, sachez que les avions produisent actuellement, sur la planète, la même quantité de CO2 qu'Internet. Pour limiter l'empreinte écologique de ces échanges de données, les initiatives se multiplient. Par exemple, le moteur de recherche Ecosia plante des arbres pour compenser le C02. De la même façon, des applications proposent de faire le tri dans les boîtes mail. Moins de données, c'est moins d'énergie nécessaire pour les conserver. 

À Liège, deux développeurs proposent une cure d'amaigrissement pour sites internet. "On télécharge parfois des fonctionnalités qui ne sont pas utilisées ou qui le sont qu'en partie. On essaie vraiment de récupérer le strict minimum pour arriver à faire fonctionner le site de manière correcte mais sans aucun superflu", explique Robin Foguenne.


"Décarboner Internet, c'est très simple"

En compressant les photos ou en optimisant l'architecture du site, réduire l'impact écologique est possible. Actuellement, plus d'un milliard de sites sont accessibles. "Il y a du boulot et un marché pour nous", assure Anthony Barbarich, web designer. 

Avec des sites internet moins gourmands en données, les Data center seraient beaucoup moins sollicités. Un grand nombre de serveurs pourrait ainsi diminuer. "Internet a quand même un petit avantage. C'est beaucoup plus facile de le décarboner que l'aviation. Décarboner Internet, c'est très simple. Il suffit d'installer plus d'éoliennes, de photovoltaïques et faire en sorte que ces fermes de serveurs consomment l'électricité de ces systèmes d'énergies renouvelables", précise Damien Ernst, spécialiste à l'Université de Liège. 

Une théorie cependant difficile à mettre en place en raison de la croissance d'Internet. D'ici 2030, l'énergie nécessaire pour faire tourner le web devrait être multipliée par trois. 

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