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Vous vous posez des questions sur l'impact de la VENTILATION sur le coronavirus ? Le centre de crise livre tous les détails (vidéo)

 
CORONAVIRUS
 

Lors de la conférence de presse du centre de crise, ce vendredi, des experts ont évoqué l'importance de la ventilation, donc d'avoir un air, à l'intérieur, qui soit correctement renouvelé et sain. Un plan d'implémentation a été mis en place par une 'task force ventilation', et voici les principales recommandations. 

Pourquoi maintenant ? "Les connaissances scientifiques sur les aérosols ont considérablement évolué sur l'année écoulée. L'OMS a publié un rapport en mars, reconnaissant l'importance de la ventilation", a expliqué Samuel Caillou.

Quelle importance ? "Une personne contaminée émet, lors de la respiration, de très fines particules qui peuvent continuer à circuler dans l'air pendant plusieurs heures. Ces particules sont appelées 'des aérosols'. Il est donc important de s'assurer que la quantité d'aérosols contenant le virus soit aussi faible que possible, car elle est quasiment proportionnelle au risque de contamination" à l'intérieur. A l'extérieur, "cette concentration d'aérosols est naturellement très faible", raison pour laquelle il est toujours recommandé de se voir dans ces conditions.

Que faire à l'intérieur ? "La concentration en aérosols ne peut être réduite que par la ventilation : de l'air extérieur neuf est amené à l'intérieur du bâtiment, et l'air chargé en aérosols est évacué vers l'extérieur ; mais aussi par la purification de l'air intérieur grâce à des appareils".

Quel débit de ventilation ? Avec ce plan présenté par la 'task force', des mesures sont précisées "pour tous les secteurs avec des activités en intérieur". "Une personne assise ayant une activité calme inspire et expire environ 0,5 m3 d'air par heure. Dans ce cas, le débit de ventilation recommandé est entre 36 et 50 m3 par heure. Le commissariat corona utilise actuellement la norme de débit de 40 m3 par heure et par personne". Aux entreprises de mesurer leurs systèmes de ventilation, en fonction du débit et du nombre de personnes dans le local. Les capteurs de CO2 peuvent servir de mesure également: si le taux est respecté (maximum 900 ppm), c'est que la ventilation est suffisante.

Que faire sans ventilation mécanique ? Il y a des "directives pratiques" à suivre, fournies par le plan ventilation. "Si dans un espace, il n'y a pas de ventilation mécanique, et qu'aucune mesure de CO2 n'est disponible, c'est très clair: il faut que les portes et fenêtres puissent être ouvertes vers l'extérieur. La règle: par mètre carré de fenêtre complètement ouverte, il peut y avoir 4 personnes dans le local. Par mètre carré de porte entièrement ouverte vers l'extérieur, il peut y avoir 6 personnes maximum dans le local".

Et la purification de l'air, l'autre option ? "Il existe deux types d'appareils sur le marché. Ceux fonctionnant sur le principe de la filtration/captation. Les aérosols sont alors retenus dans l'appareil lui-même. L'air est aspiré puis refoulé dans l'espace, avec une concentration fortement réduite en aérosols. Les autres appareils fonctionnent sur le principe de l'inactivation: les aérosols ne sont pas retenus dans l'appareil, mais les particules virales qu'ils peuvent contenir sont inactivées par un processus de traitement d'air. L'air refoulé dans le local est beaucoup moins contaminant". Des experts se penchent actuellement sur des directives plus précises dans le cadre de l'utilisation de ces appareils.

Tous les détails et schéma d'implémentation sont disponibles sur ce site.

 




 

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