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Tentative de sécession de la Catalogne: 9 à 13 ans de prison pour des indépendantistes

Tentative de sécession de la Catalogne: 9 à 13 ans de prison pour des indépendantistes
(c) Belga

La Cour suprême espagnole a condamné lundi neuf des 12 Catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017 à des peines allant de 9 à 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics. Ces peines sont nettement inférieures à celles réclamées par le parquet qui avait requis jusqu'à 25 ans de prison dans le cas de l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras. Trois autres ont été condamnés à des amendes.

L'ex-président catalan Carles Puigdemont a dénoncé lundi une "aberration", estimant qu'il était "temps de réagir". "Cent ans de prison en tout. Une aberration. Maintenant plus que jamais, à vos côtés et à ceux de vos familles. Il est temps de réagir comme jamais auparavant. Pour l'avenir de nos fils et de nos filles. Pour la démocratie. Pour l'Europe. Pour la Catalogne", a écrit le responsable indépendantiste qui vit en Belgique après la tentative ratée de sécession en 2017.

Un peu plus tard dans la journée de ce lundi, l'ex-président catalan s'est exprimé lors d'une déclaration à la presse à Bruxelles. "Il y a beaucoup de façons (de répondre), toutes doivent être démocratiques et non violentes", a déclaré M. Puigdemont, contre qui la justice espagnole vient de lancer un nouveau mandat d'arrêt européen et international.

L'indépendantiste a appelé à "convertir les élections du 10 novembre en une réponse massive et sonore de refus, de liberté et de fermeté".

L'ex-président catalan a fustigé une "stratégie de répression et de vengeance", affirmant que les autorités espagnoles "craignent" la réponse des urnes.


Vie en Belgique

Principal acteur de la tentative de sécession de 2017, M. Puigdemont a quitté l'Espagne pour la Belgique afin d'échapper aux poursuites. La Cour suprême a annoncé lundi que le juge Pablo Llarena, qui avait retiré "un mandat d'arrêt européen et international" pour rébellion contre M. Puigdemont devant l'impossibilité de le faire appliquer par des partenaires européens, en avait émis un nouveau "pour les délits de sédition et détournements de fonds publics".

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