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Toujours 150 Belges dans la zone irako-syrienne: "Ils sont signalés et ne peuvent pas échapper aux mailles du filet"

Toujours 150 Belges dans la zone irako-syrienne:

Au moins quatre djihadistes belges ralliés à l'organisation terroriste Etat islamique (EI) se trouvent actuellement dans des prisons kurdes au nord de la Syrie, a-t-on appris lundi auprès du ministre de la Justice, Koen Geens, et des services de renseignement. Cette dernière source nuance en outre le chiffre de 6 combattants y croupissant que certains avancent car elle n'a plus eu de nouvelles récentes de deux d'entre eux.

Toujours d'après les services de renseignement, 17 membres considérées comme appartenant à l'EI (alias Daech, selon son acronyme arabe) se trouvent par ailleurs également dans le nord de la Syrie. Le nombre d'enfants est estimé à une trentaine. En raison de la situation conflictuelle sur place, l'importance de leur lien avec la Belgique n'est pas toujours très clair. S'ils sont âgés de moins de 10 ans et que l'on peut prouver qu'ils ont de la famille dans le pays, ils peuvent en effet y (re)venir.


"Ils ne peuvent pas échapper aux mailles du filet"

On ignore où se trouvent les quelque 150 Belges répertoriés dans la région. Ils ne sont en tous les cas pas dans les camps de réfugiés et sont peut-être morts au combat. Les services compétents se bornent à dire qu'ils ne sont pas revenus en direction de l'Europe. "Ils sont signalés internationalement et ne peuvent pas échapper aux mailles du filet", lancent-ils à leur sujet. La discussion sur le retour des combattants européens de l'EI a refait surface ce week-end après un tweet du président américain Donald Trump qui invitait ses alliés européens à rapatrier leurs quelque 800 ressortissants retenus en Syrie après avoir rallié le groupe terroriste.

Si des combattants belges revenaient au pays, ils seraient immédiatement conduits en prison grâce à la politique de poursuites proactive du ministère de la Justice. La plupart d'entre eux ont déjà été condamnés par défaut, indique-t-on encore au cabinet de M. Geens (CD&V).

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