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Anne, 57 ans, et Denis, 58 ans, vivent depuis 2009 dans une maison de 149 m² à Jemappes. Mais les années ont laissé des traces. Maladies, deuils, surmenage… le quotidien du couple a pris le dessus, et la maison s’est lentement transformée en fardeau.
« Je suis en invalidité, j’ai fait trois infarctus », confie Denis, tandis qu’Anne raconte la perte successive de son père et de son frère. « On ne s’en sort plus. Ici, c’est plus possible, j’en peux plus. » Face à cette réalité, Anne se livre avec sincérité : « Ça fait des années que je ne reçois plus personne. Je suis honteuse de cette maison. » Un cri du cœur qui pousse Sophie Pendeville et son équipe à intervenir.
La maison, pourtant dotée de quatre chambres, d’un terrain de 278 m² et d’un certificat PEB C, est dans un état tel que les agents immobiliers hésitent à entrer. « Cette maison me fait peur tout de suite », lance Geoffrey. « On va devoir appeler les cleaners de l’extrême », ajoute Sophie Pendeville.
Bienvenue dans la maison de l’horreur
C’est Alex, agent immobilier, qui est chargé d’estimer la maison. Il se rend à Jemappes, non loin de son agence à Mons, pour découvrir sur place l’ampleur du défi. Denis l’accueille d’emblée avec une phrase qui donne le ton : « Bienvenue dans la maison de l’horreur. »
Dès l’entrée, l’odeur est saisissante, les pièces sont encombrées, la cuisine méconnaissable, la salle de bain mal située, et même les chambres ressemblent à des débarras. « On dirait le remake des autres pièces », ironise Alex en découvrant la chambre parentale. Le jardin est lui aussi à l’abandon. « Il y a du boulot dans chaque recoin », résume-t-il.

Acheté 73.000 euros en 2009, le bien a perdu de sa valeur. « Elle ne vaut même plus ce que vous avez payé », lâche Alex, réaliste. Il propose un prix de vente de 80.000 euros, à condition de désencombrer et nettoyer en profondeur. Car malgré tout, la maison a du potentiel : toiture refaite, panneaux photovoltaïques, nouveaux châssis…
Un ménage extrême pour tourner la page
Pour remettre la maison à flot, une seule solution : faire appel à Vincent, le nettoyeur de l’extrême. « Ça sent les déjections animales. On va désencombrer, puis nettoyer », annonce-t-il en découvrant les lieux. Un container de 40 m³ est rapidement rempli, et toute la famille se mobilise.
Sandrine, choquée par l’état du grenier, s’interroge : « Il faudrait presque tout raser ». Entre saleté incrustée, traces de nicotine, meubles entassés et odeurs persistantes, le chantier est colossal. Mais petit à petit, la maison reprend forme. « Vous avez fait un boulot formidable », lance Anne, les larmes aux yeux. « On ne s’en serait jamais sortis seuls », ajoute Denis. Même si la maison n’est pas encore habitable, elle est enfin montrable… et vendable.
Un dénouement inespéré
Avec la maison nettoyée, Alex peut la mettre officiellement en vente. Le prix : 80.000 euros. Mais Denis espère un peu plus. D’autant que le couple a déjà fait une offre pour une nouvelle maison. Quatre offres tombent rapidement : 80.000 €, 85.000 €, 92.000 €… et enfin 97.000 euros.
Une surprise inespérée pour le couple, qui voit ses espoirs dépasser la réalité. « Je me dis que cette maison mérite quand même un peu mieux », souffle Denis, soulagé. Grâce à cette vente, Anne et lui peuvent enfin envisager un nouveau départ.
« Je vends ma maison », c’est chaque dimanche à 18h00 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.


















