Partager:
Adultères, fraudes à l’assurance, fausses déclarations de maladie ou encore recherche de ses origines : derrière chaque mission confiée à un détective privé se cachent des histoires profondément humaines, souvent sensibles, parfois bouleversantes. Sollicités en dernier recours, lorsque toutes les autres pistes ont échoué, ces enquêteurs de l’ombre s’arment de patience, de discrétion et d’un sens aigu de l’observation pour faire émerger la vérité.
Le documentaire « Super détectives » nous plonge dans leur quotidien, au plus près de leurs filatures et de leurs doutes, mais aussi de leurs succès. Dans le premier épisode, disponible en streaming sur RTL play, une enquête met en lumière une affaire aussi délicate qu’inattendue : celle d’une patiente qui affirme ne plus pouvoir marcher à la suite d’une opération du genou.
150.000 euros réclamés pour une opération « ratée »
Jérémy, détective privé, est sollicité par un chirurgien mis en cause par l’une de ses anciennes patientes. La jeune femme soutient qu’elle a été mal opérée et se dit aujourd’hui handicapée, contrainte de marcher avec une canne. Elle réclame 150.000 euros d’indemnisation.
« Elle se déclare handicapée, elle boiterait très fortement », explique Jérémy. Mais le praticien conteste cette version. Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi sa réputation professionnelle qui est en jeu. Il missionne donc le détective pour vérifier la véracité des déclarations de la plaignante.
L’enquête débute difficilement. La jeune femme a déménagé, changé de ville, et la première adresse obtenue ne donne rien. Mais Jérémy persévère et finit par retrouver sa nouvelle adresse. Sur place, il met en place un dispositif rudimentaire mais redoutablement efficace : un petit morceau de papier coincé dans la porte de l’appartement, pour détecter le moindre passage.
Après quatre heures d’attente dans une cage d’escalier, il la voit enfin sortir de son appartement, accompagnée de son compagnon. Direction : une station-service. Et là, première surprise. « Elle se déplace parfaitement normalement. Elle n’a aucune gêne pour se mouvoir », observe Jérémy.
Il reste cependant une étape cruciale : identifier clairement la jeune femme à l’image. Pour que la preuve soit exploitable, Jérémy doit filmer non seulement sa démarche, mais aussi son visage. Le détective se repositionne discrètement, prêt à agir en quelques secondes. « Clairement, c’est maintenant ou jamais », confie-t-il. Il parvient in extremis à capturer une séquence où l’on voit distinctement son visage et sa démarche, fluide, sans trace de boiterie ni canne.
Elle n’a pas du tout de canne
Jérémy contacte aussitôt son client : « Je l’ai vue monter et descendre de la voiture sans aucun problème. Elle se déclare marcher avec une canne, mais c’est loin d’être le cas. C’est flagrant. »
Le chirurgien, lui, accuse le coup : « Elle m’a attaqué en disant ‘je ne peux plus marcher, j’ai des cannes’. » Les images viennent contredire de manière frontale cette version des faits. Reste désormais à savoir si elles seront jugées recevables et suffisantes devant la justice.
Le chirurgien a investi 2.000 euros pour cette mission, une dépense qu’il juge indispensable pour défendre sa réputation mise à mal. De son côté, Jérémy savoure le résultat de plusieurs jours de travail : « Quand on parvient enfin à obtenir la preuve attendue, c’est très gratifiant. Ce sont des moments dont je suis fier. »
Le premier épisode de «Super détectives» est disponible en streaming sur RTL play. Le deuxième épisode est à retrouver ce vendredi 16 janvier à 19h50 sur RTL tvi, et également en streaming sur RTL play.













