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Un boycott des matches de la Coupe du monde aux Etats-Unis, soutenu par des responsables européens pour dénoncer les menaces de Donald Trump, n’apportera que «plus de haine», a prévenu lundi le président de la Fifa Gianni Infantino qui a également défendu sa décision d’accorder un «Prix de la paix» au président américain.
«Je suis contre les interdictions comme contre les boycotts. Je pense qu’ils n’apportent rien (...) ils contribuent simplement à plus de haine», a affirmé M. Infantino dans un entretien à la chaîne de télévision britannique Sky News.
Il a fait un parallèle avec les relations commerciales importantes entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis. «Est-ce que quelqu’un demande que le Royaume-Uni cesse de commercer avec les Etats-Unis? Je n’ai rien entendu de tel. Donc pourquoi le football?», a lancé le patron de la Fédération internationale.
«Dans notre monde divisé et agressif, nous avons besoin d’occasions lors desquelles les gens puissent venir et se réunir autour de la passion» pour le football, a ajouté le dirigeant de 55 ans.
Des appels au boycott du Mondial-2026, co-organisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique (11 juin-19 juillet) ont été lancés en janvier en Allemagne, grande nation du football, en réaction aux tensions provoquées par la volonté du président américain de s’emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s’y opposent.
La politique anti-immigration du gouvernement américain et les méthodes de la police de l’immigration à Minneapolis (nord-est) qui ont provoqué une vive émotion dans le pays et dans le monde, entraînent également une vague d’inquiétude sur les conditions de sécurité des millions de supporteurs attendus cet été aux Etats-Unis.
Fin janvier, Sepp Blatter, prédécesseur de M. Infantino à la tête de la Fifa, avait relayé l’appel d’un célèbre avocat anti-corruption suisse à «éviter les Etats-Unis» cet été.
Par ailleurs, Gianni Infantino a défendu sa décision, très critiquée, d’accorder en décembre le premier «Prix de la Paix de la Fifa» a M. Trump, qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
«Objectivement, il le mérite», a lancé le dirigeant italo-suisse, qui affiche régulièrement sa proximité avec le président américain. «Tout ce qu’on peut faire pour aider la paix dans le monde, nous devons le faire», a affirmé M. Infantino.
















