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Quand cette équipe est lancée, elle est terrifiante. Antoine Griezmann sait toujours quand accélérer, quand temporiser, et comment se glisser entre les lignes. Son intelligence de jeu est un poison lent pour n’importe quelle défense. Dans les phases de reconversion offensive, Ademola Lookman fait des dégâts : percussion, vitesse… et un but pour ponctuer sa prestation. Julian Alvarez, lui, a retrouvé le chemin des filets.
Le Barça était à terre avant même la pause. Et soyons honnêtes : peu d’équipes en Europe peuvent résister à un Atlético dans cet état-là. Si le Club Bruges avait affronté cette version-là des Madrilènes il y a une semaine, il n’aurait tout simplement pas fait le poids.
La chance de Bruges
Le problème de l’Atletico, ou l’espoir brugeois, c’est que l’équipe de Simeone peut incarner tour à tour Docteur Jekyll et Mister Hyde. Capable du sublime comme du médiocre. Et le visage montré ce week-end en Liga n’avait rien d’effrayant.
Défaite 3-0 sur la pelouse du Rayo Vallecano. Une équipe amorphe, sans tranchant. Le plus inquiétant ? Ce n’est même pas surprenant. L’irrégularité est presque une signature. Depuis le début de l’année 2026, l’Atleti a disputé 12 matches. Bilan : 5 victoires, 3 partages, 4 défaites. Inconstance.
C’est là que réside la fenêtre d’opportunité. En Ligue des Champions, Bruges sait qu’il doit évoluer à un niveau d’exigence maximal. Celui qui lui a permis, il y a quelques semaines, de battre sans discussion l’Olympique de Marseille.
Si l’Atlético est à 100 %, Bruges n’a aucune chance. Mais si les Espagnols retombent dans leurs travers, s’ils laissent des espaces, s’ils manquent d’intensité, alors les Blauw en Zwart auront une très belle carte à jouer. À ce niveau, la différence ne se fait pas toujours sur le talent brut. Elle se fait sur la régularité.



















