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À partir de 2026, la Formule 1 entrera dans une nouvelle ère technologique grâce à des réglementations moteurs repensées. Les bolidess conserveront le principe des V6 turbo-hybrides introduits en 2014, mais avec une redistribution considérable entre les parties thermique et électrique.
«Avant, la partie thermique représentait 80% de la puissance et l’électrique 20%», explique Antoni Coppi, qui a notamment été speaker du GP de Belgique ces dernières années. Désormais, l’équilibre sera de 50-50, avec une multiplication par trois de la puissance électrique, passant de 120 kW à 350 kW.
Un mode... boost
L’abandon du système de récupération d’énergie par la chaleur des gaz d’échappement simplifie la technologie. «On a mis du temps à mettre au point ces mécaniques, mais elles ont beaucoup évolué depuis 2014», raconte Antoni Coppi. La récupération d’énergie cinétique reste le cœur du système électrique. Côté pilotage, cela introduira deux nouveaux modes d’utilisation : le mode dépassement et le mode boost, changeant profondément la stratégie en piste.
Le mode dépassement remplacera l’actuel DRS, souvent critiqué pour favoriser les ‘trains’ de voitures sans réels affrontements. «Le mode dépassement est un élément électronique attribuant de la puissance quand une voiture est à une seconde derrière une autre», explique Antoni Coppi. Bien que similaire dans son principe, il n’utilisera pas de dispositifs aérodynamiques mais sera entièrement basé sur l’électronique.
Quant au mode boost, il permettra aux pilotes de gérer leur énergie de façon personnalisée. «Le stockage peut être réattribué à des endroits précis d’un circuit ou utilisé partout sur un tour complet», précise Antoni Coppi. Il pourra servir autant à l’attaque qu’à la défense, apportant une dimension stratégique sans précédent pour les pilotes et les équipes. La gestion de cette énergie sera cruciale, car «si on utilise trop le mode boost ou dépassement, il y a un risque de finir avec une batterie vide, ce qui pourrait compromettre la course», ajoute-t-il.
Outre ces ajouts, 2026 marque aussi l’introduction d’un carburant 100% durable. «C’est un défi technique important pour les motoristes», selon notre consultant, car il diffère des carburants fossiles classiques. De quoi changer drastiquement la donne dès cette année.















