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La Formule 1 va être révolutionnée en 2026. Cette saison est marquée par de profondes modifications, tant au niveau du moteur que de l’aérodynamique. Tout cela pourrait changer la discipline, avec notamment l’introduction d’un tout nouveau concept : l’aérodynamique active.
Adieu l’effet de sol
L’effet de sol, historique en Formule 1, consiste à maximiser l’effet d’appui généré par l’air qui circule sous la voiture. Il permettait aux monoplaces d’atteindre des vitesses impressionnantes dans les virages, créant une stabilité impressionnante. « Le but, c’était de faire en sorte que l’air qui arrive sous la voiture plaque la voiture au sol, ce qui vous donne une vitesse exceptionnelle en virage », rappelle Alexandre Braeckman.
Ce principe était en vigueur depuis des années, accentué encore depuis 2014, mais cela empêchait les voitures de se suivre. Toutes étaient en effet gênées par des perturbations de l’air… qui rendaient la voiture impossible à piloter à moins d’une seconde d’un adversaire. Tout sera donc simplifié cette année. «On va réduire à peu près de 15 % l’appui global d’une voiture sur le circuit », confirme notre journaliste. Cela devrait ralentir, temporairement, les voitures dans les virages, mais donner un rendu plus naturel et offrir plus d’options aux pilotes.
Coucou, je bouge mes ailerons
Autre révolution attendue : l’aérodynamique active. La FIA ambitionne de supprimer le Dispositif de Réduction de Traînée (DRS) et d’opter pour un concept innovant où les ailerons avant et arrière seraient ajustables en fonction des besoins.
« En gros, vous allez pouvoir faire bouger à la fois votre aileron arrière et votre aileron avant pour les mettre dans deux modes différents », nous détaille Alexandre Braeckman. Ces deux modes – l’un pour maximiser la vitesse en ligne droite et l’autre pour optimiser l’adhérence dans les virages – promettent de transformer les courses en rendant les voitures plus adaptables.
Ces nouveaux réglages pourraient ouvrir la porte à des records de vitesse encore jamais vus en Formule 1. « Au tout début, quand on a présenté cette nouveauté-là, on parlait potentiellement de vitesses de 400 km/h », rappelle par exemple Antoni Coppi. Bien que ce chiffre reste théorique pour l’instant, il représenterait un exploit historique, dépassant le précédent record de 378 km/h établi par Valtteri Bottas dans la discipline.
















