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En Flandre, la police découvre un réseau de prostitution présumé dans des kots d’étudiants : « Ces jeunes femmes devaient payer 500 euros par semaine, voire davantage, pour une chambre »

par RTL info avec Belga
À Alost, la police a démantelé un réseau de prostitution présumé installé dans un immeuble de kots étudiants. Six jeunes femmes étrangères employées illégalement et une septième personne recherchée ont été découvertes lors de l’opération.

La police d’Alost, en Flandre orientale, a découvert mardi un réseau de prostitution présumé dans un immeuble de kots étudiants. Les forces de l’ordre y ont trouvé six jeunes femmes employées illégalement, ainsi qu’une septième personne signalée aux autorités. L’opération, menée en collaboration avec l’Office des étrangers et l’Inspection sociale flamande, s’est prolongée jusque tard dans la nuit.

Selon le bourgmestre d’Alost, Christoph D’Haese (N-VA), il s’agit d’» un fait criminel nouveau et préoccupant ». Les femmes étaient originaires de Colombie, du Brésil et d’Espagne. « Elles séjournaient et travaillaient sans documents de séjour valides », a précisé le bourgmestre. « Une partie d’entre elles a reçu un ordre de quitter le territoire. La septième personne, qui faisait l’objet d’un signalement, a été emmenée pour audition. »

Les chambres, officiellement enregistrées comme des kots pour étudiants, étaient loués à des prix exorbitants. « Ces jeunes femmes devaient payer 500 euros par semaine, voire davantage, pour une chambre », poursuit Christoph D’Haese.

Le bâtiment concerné a entre-temps été scellé. Selon D’Haese, il s’agit d’un immeuble résidentiel dépourvu de permis d’urbanisme valide pour d’autres activités. « Les chambres étaient officiellement enregistrées comme kots étudiants, mais aucune autorisation n’avait été délivrée pour une exploitation commerciale ou autre », a-t-il ajouté. « La ville appliquera toutes les sanctions administratives possibles. »

Toujours selon le bourgmestre, cette affaire montre comment des réseaux criminels exploitent les immeubles à kots pour contourner la législation. « Ce système permet d’agir sous le radar, alors qu’il s’agit d’une exploitation grave », dit-il. « Nous devons frapper fort ces propriétaires. Ceux qui s’enrichissent sur la misère d’autrui n’ont pas leur place dans notre ville. »

Le parquet n’est, pour l’instant, pas encore impliqué. Les services compétents enquêtent sur le rôle du propriétaire et sur d’éventuelles connexions plus larges.

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