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Un homme brûle sa compagne en Flandre : « Un tel profil n’aura plus droit à un congé pénitentiaire », promet Annelies Verlinden

Par RTL info avec Belga
L’homme ayant grièvement brûlé sa compagne à Houthalen-Helchteren bénéficiait d’un congé pénitentiaire prolongé accordé en raison d’un parcours carcéral jugé favorable. Malgré dix condamnations à son casier, il était en liberté conditionnelle depuis avril 2024. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a annoncé qu’un projet de loi d’urgence vise à empêcher qu’un tel profil puisse à l’avenir bénéficier de ce type de congé.

L’homme qui a grièvement brûlé sa compagne à Houthalen-Helchteren la semaine dernière bénéficiait d’un congé pénitentiaire prolongé grâce à un parcours de détention favorable. « Mais en vertu de la loi d’urgence que j’ai proposée, il ne pourra plus bénéficier de ces conditions », a déclaré la ministre Annelies Verlinden.

La ministre de la Justice était interrogée mardi en commission de la Chambre à la suite de l’arrestation de cet homme qui a aspergé sa compagne de liquide accélérant avant de mettre le feu.

Selon Mme Verlinden, le casier judiciaire de l’agresseur recense dix condamnations pour un total de dix ans de prison. Une de ces condamnations était une peine de 37 mois pour coups et blessures sur la femme qu’il a de nouveau agressée le 3 juillet. Il était en détention depuis le 28 septembre 2021. Cependant, le 4 avril, il a pu bénéficier d’une libération conditionnelle, sous surveillance électronique.

« Cette mesure est en place depuis mars 2024 (sous le précédent gouvernement, ndlr) pour lutter contre la surpopulation carcérale », a expliqué la ministre à la Chambre. « Le 5 novembre 2024, il a bénéficié d’une permission de sortie de quatre fois 36 heures pour permettre sa réinsertion sociale. Grâce à une évolution positive, il a bénéficié d’une permission de sortie à partir de mars de cette année, notamment pour rendre visite à son fils à l’hôpital. »

Le parcours carcéral de l’homme a en outre été jugé « plutôt positif ». Un plan de réinsertion a été élaboré, une évaluation des risques a été réalisée, une enquête sociale a été menée et une adresse résidentielle (celle de la victime, ndlr) a été trouvée. L’agresseur aurait également travaillé sur ses problèmes d’addiction et aurait même reçu la visite de sa compagne en prison. Selon la ministre, tout s’était déroulé sans problème. « Le 20 juin, un autre suivi à domicile a eu lieu, et aucune contre-indication n’a été constatée. » Le 3 juillet, l’homme a pourtant immolé sa compagne par le feu. La victime est toujours dans un état critique.

Selon Annelies Verlinden, un tel profil ne pourra à l’avenir plus bénéficier d’un congé pénitentiaire prolongé en vertu de son projet de loi d’urgence en cours d’examen à la Chambre.

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