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L'année 2024 fut particulièrement pluvieuse et douce. Les quatre saisons, telles que nous les connaissons, pourraient même progressivement disparaître dans les années à venir. Explications.
L'année 2024 fut chaude et humide, comme l'a annoncé l'Institut Royal Météorlogique (IRM). Quelle météo est attendue pour les fêtes de fin d'année ?
"On attend encore un petit peu de pluie, déjà demain dans l'après-midi, dans la soirée. Ensuite, dimanche, on aura plutôt des averses qui pourraient même être hivernales sur les hauteurs avec un petit potentiel neigeux. Encore quelques pluies dimanche et lundi, et après on se dirige vers une période un peu plus sèche qui devrait se diriger vers la fin de l'année. On attend assez peu de précipitations entre Noël et Nouvel An", explique Pascal Mormal, météorologue à l'IRM.
2024, l'année de tous les records
"Cette année est vraiment tout à fait en dehors du cadre puisqu'on va probablement terminer avec environ 1160-1170 mm de précipitations. On bat le record de 2001, mais avec une marge considérable. Maintenant, l'avenir n'est pas nécessairement à des années systématiquement pluvieuses. Il est probable que dans le futur, on va alterner des périodes très pluvieuses - comme en 2021 ou comme cette année - avec plutôt des années très sèches. Ça a été le cas par exemple en 2018, 2019 et 2020", répond ce dernier.
Des saisons comme l'hiver auront tendance à être un peu plus gommées dans le futur
Face à ce changement climatique, nos saisons pourraient même progressivement disparaître. "Des saisons comme l'hiver auront tendance à être un peu plus gommées dans le futur. On voit que de plus en plus, l'hiver ressemble à un automne qui dure du mois d'octobre jusqu'au mois de mars-avril. Ici, par exemple, l'hiver 2024 est pour le moment très doux. L'année 2024 n'a connu que trois jours de gel. Donc l'hiver est certainement une saison qui va être amenée à reculer de plus en plus dans le futur", affirme Pascal Mormal.
Ce dernier nuance tout de même : "On aura encore de beaux épisodes neigeux, mais ils seront de moindre durée et de moindre intensité". "Par contre en été, on va davantage rencontrer des vagues de chaleur, des périodes de sécheresse intense et donc des températures qui seront souvent très chaudes, parfois qui pourraient atteindre les 35-40 degrés en Belgique. C'est un petit peu la caractéristique du climat qui nous attend dans les 30-40 prochaines années", a-t-il conclu.