Partager:
La députée verviétoise Stéphanie Cortisse (MR) est la cible dernièrement d’un déferlement de messages sexistes et de harcèlement sur les réseaux sociaux après avoir affirmé à la presse que le président de son parti, Georges-Louis Bouchez, n’était pas un dictateur.
Sa consœur, Melissa Depraetere (Vooruit), forcée de se mettre en congé de maternité plus tôt que prévu sur avis médical, est elle aussi confrontée depuis la semaine dernière à des torrents de haine sur les réseaux sociaux.
Signalement et dépôt de plainte
Face à ces propos « sexistes, haineux et violents », la ministre Vanessa Matz (Les Engagés) invite ses deux collègues à réagir, en signalant ces commentaires via les plateformes et en déposant plainte auprès de la police et des autorités judiciaires. Stéphanie Cortisse a d’ailleurs indiqué qu’elle allait porter plainte.
Sur une publication sur son compte Instagram, l’élue MR épingle certains des messages qui la vise, et déplore cette haine sexiste en ligne : « Les commentaires parlent d’eux-mêmes. Être une femme en politique semble encore déranger. »
Pour sa part, la ministre centriste va transmettre ces commentaires haineux à l’IBPT, le régulateur fédéral compétent pour le marché des communications électroniques, « afin que la Commission européenne se saisisse de l’affaire et mette la pression sur les plateformes pour qu’elles prennent leurs responsabilités quant aux contenus qu’elles hébergent et qu’elles amplifient avec leurs algorithmes », indique-t-elle dans un communiqué.
« Une législation robuste »
Par ailleurs, la ministre se dit déterminée à mettre en place une « législation robuste qui mettra enfin un terme à l’anonymat malveillant en ligne ».
« Comme je l’ai déjà affirmé, ce qui n’est pas toléré dans la vie réelle ne doit pas l’être sur Internet : nous devons garantir que chacune et chacun puisse s’exprimer sans être agressé, menacé ou réduit au silence par la haine en ligne », conclut Vanessa Matz.


















