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À Namur, ce lundi matin, les derniers ajustements avaient lieu pour la mise en place du nouveau système. Depuis ce matin, si vous appelez le 112 pour une urgence en province de Namur et de Limbourg, vous pourrez désormais choisir entre le français, le néerlandais et l’allemand.
« Ça va faciliter le travail. En tout cas, c’est un soulagement. C’est surtout le service aux citoyens qui est rendu où ils peuvent s’exprimer dans leur langue. Ça sera beaucoup plus facile pour eux », estime Johann Falque, chef de service à la centrale d’urgence 112 de Namur.
Le test sur un téléphone est révélateur : en appelant de Namur et en stipulant être francophone, vous êtes redirigés vers un collaborateur qui parlera français. Pour les opérateurs du 112 aussi, cette barrière de la langue pouvait être un obstacle alors que chaque seconde a son importance. « Certains jours, il y a des opérateurs ici à Namur qui parlent un peu néerlandais. Ça arrive des jours où il n’y a personne qui parle néerlandais. Donc, c’était compliqué : il fallait les rediriger vers une autre centrale, se mettre en conférence avec l’autre centrale pour que l’appel soit traduit. On perdait du temps quelque part », note Kristyn Pierre, experte technique à la centrale 112 de Namur.
Mais ce choix de la langue rajoute une étape supplémentaire avant d’avoir l’opérateur en ligne : alors, est-ce réellement un gain de temps ? « On pourrait dire qu’il y a une petite perte de temps en disant que c’est un clic ou deux en plus. Mais dans la finalité, c’est un avantage. Pourquoi ? Parce qu’on a directement la bonne langue et on ne doit pas retransférer à gauche ou à droite », explique l’experte technique à la centrale 112.
Autre solution pour gagner du temps : en téléchargeant sur votre téléphone l’application 112, le système détectera directement la langue de votre appareil et redirigera votre appel dans la bonne région linguistique.
















