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« Je l’ai trouvé très churchillien » : que faut-il retenir de l’interview de Bart De Wever après un an en tant que Premier ministre ?

par RTL info avec Martin Buxant
Avec un peu de recul, notre référent politique RTL info, Martin Buxant, est revenu sur son interview avec Bart De Wever, notre Premier ministre, qu’il a trouvé très « churchillien ». Ce dernier était l’invité du « Face à Buxant » dimanche pour un bilan de la première année de son gouvernement.

« Je l’ai trouvé très churchillien », estime Martin Buxant. « À vous offrir, je n’ai que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur, avait dit Winston Churchill en 1942 devant son Parlement. Ce sont des mots qu’aurait pu prononcer Bart De Wever, tant notre Premier ministre prend des accents churchilliens avec les mois qui passent », explique-t-il.

Avant d’ajouter : « Il va donc sans doute bientôt se mettre à fumer le cigare ».

« Champions de la tête dans le sable »

« Il est vrai que sur la forme, en Belgique, on est assez peu habitué à avoir des politiques qui parlent de manière carrée et qui expliquent ouvertement que tout ce qui arrive va être dur, qu’on va tous devoir se retrousser les manches. On est plutôt des champions de la tête dans le sable et de la langue de bois », estime Martin Buxant.

« Vous me demandez comment je l’ai trouvé ? Je dirais : déterminé, tranchant et désireux de convaincre les francophones qu’il travaille aussi à leur bien-être », affirme encore notre référent politique RTL info.

Du côté des économies à faire en Belgique, Bart De Wever a été clair : elles ne sont pas terminées. « Il va falloir trouver 3 à 4 milliards d’euros supplémentaires rien que cette année, donc, dur et difficile, ce sera – et pour tout le monde », avance Martin Buxant.

La boussole du premier ministre

Pour notre référent politique RTL info, il y aurait quand même une « bonne nouvelle » : « On a un Premier ministre qui a une boussole : faire de notre pays une sorte de Singapour, ce micro-État très riche dans le Sud-Est asiatique, c’est-à-dire un État quasiment sans aucune taxe. Autant dire qu’on en est encore loin en Belgique. »

Cependant, « la N-VA a en main les commandes du Royaume de Belgique depuis un an et visiblement cela lui plaît bien. D’ailleurs De Wever reprendrait bien aussi les manettes de Bruxelles : ‘Donnez-moi 5 ans, et je ferai aussi bien qu’à Anvers’, a-t-il notamment déclaré. L’appétit vient en mangeant », conclut Martin Buxant.

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