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Des faits de moeurs sur mineurs présumés dans un centre marchois : le directeur visé, « c’est inquiétant et troublant »

Par RTL info
Des faits présumés de mœurs sur mineurs dans un centre de vacances agréé par la FWB font l’objet d’une instruction à Marche-en-Famenne. La Fédération se porte partie civile et appelle à la tolérance zéro face à ces comportements graves.

Le parquet de Marche-en-Famenne a ouvert une instruction pour des faits présumés de mœurs envers des mineurs commis dans un centre organisant des vacances ainsi que l’accueil de classes vertes, annonce vendredi le gouvernement de la FWB.

L’établissement est une asbl agréée par la Fédération Wallonie-Bruxelles en tant que Centre de Rencontre et d’Hébergement. Il accueille à ce titre des enfants pour des séjours de vacances ou des classes vertes organisées par des écoles. Le directeur serait visé.

Les faits litigieux ont été signalés par le délégué général aux droits de l’enfant. Celui-ci s’appuie sur des « éléments et témoignages concordants » relatifs à des « comportements inappropriés à l’encontre d’enfants » dans le cadre d’activités menées par ce centre.

« À deux moments, des faits ont été portés à ma connaissance, d’abord il y a un an : le conseil d’administration d’une école était inquiet du comportement troublant du directeur de l’institution. Ne connaissait pas la situation, je leur ai dit qu’en tant que pouvoir organisateur, ils avaient une responsabilité et que les autorités étaient les plus à même de mener une enquête », note Solaÿman Laqdim, Délégué général aux droits de l’enfant. Une plainte a dès lors était déposé : seulement rien n’a été fait et le directeur n’a pas été écarté.

Avant qu’une deuxième plainte n’arrive à ses oreilles. « J’ai été conatcté par une famille bruxelloise cette fois. Il y a maintenant une convergence de témoignages, de gens qui ne se connaissent pas. C’est assez inquiétant et troublant. J’ai tenté d’alerter les autorités : si les faits sont avérés, ce sont des infractions pénales ».

Mis au courant de l’affaire, le gouvernement de la FWB a immédiatement donné instruction à son administration pour que des « mesures conservatoires et préventives » soient prises envers l’institution et les écoles susceptibles de le fréquenter.

La FWB a également décidé de se porter d’emblée partie civile dans le cadre de l’instruction pénale entamée par le parquet marchois. « En cas de fait de mœurs, de violences, qui plus est sur des enfants, pour nous, la tolérance zéro doit s’appliquer », justifie le gouvernement, cité dans un communiqué.

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