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Une société de logement carolo passe à côté d’un subside de 46 millions d’euros… à cause d’une erreur de timing

Par RTL info avec Benjamin Samyn et Samuel Lerate
La société de logements sociaux de Charleroi, La Sambrienne, est passée à côté d’un subside de 46 millions d’euros. Elle pouvait le demander à la Région wallonne, mais le dossier a été bouclé trop tard, explique Sudinfo. Un problème administratif, aux lourdes conséquences.

En octobre 2023, La Sambrienne, société de logement de service public à Charleroi et Gerpinnes, inaugurait un tout nouveau quartier mixte. Coût du projet : 18 millions d’euros pour 61 logements. Dans le même temps, entre 2020 et 2024, la Région wallonne a mis en place un plan de rénovation des infrastructures. Mais suite à des retards administratifs, La Sambrienne a perdu un subside conséquent de 46 millions d’euros.

« Quand on prétend avoir un subside, on doit rentrer un dossier, on doit s’engager à finaliser l’exécution de ce dossier dans un certain délai. Si ça n’a pas été fait, on perd le subside. C’est vrai avec la Région wallonne, comme c’est aussi vrai avec les subsides européens », explique Nicolas Tzanetatos (MR), député wallon et conseiller communal à Charleroi.

De lourdes conséquences concrètes

Suite aux retards dans les dossiers, notamment par rapport au lancement de certains marchés publics, 1.086 logements n’ont pas pu être rénovés.

La ministre wallonne du Logement a réagi : « C’est pour éviter ce type de situation à l’avenir que je travaille à une réforme profonde du secteur du logement public en Wallonie. Un cadre de gestion clair et une efficacité renforcée, des outils de contrôle plus performants et à défaut de répondre aux attentes des sanctions », a déclaré Cécile Neven (MR).

Ce subside perdu par La Sambrienne est un exemple illustrant une problématique de gestion dans le secteur.

« Elle serait en faillite »

« Je pense que si une société privée gérait son patrimoine immobilier comme cela, elle serait en faillite. En tout cas, elle aurait beaucoup plus de problèmes, et elle ne retrouverait pas de financement auprès des banques. Donc ici, il faut pouvoir se poser la question, est-ce que des sociétés de logement de cette taille-là ont encore un avenir ? », interroge finalement Nicolas Tzanetatos.

Des comptes dans le rouge, qui ont un impact direct sur le cadre de vie des locataires.

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