Partager:
Jusqu’à présent, la composante terre reposait sur une brigade motorisée unique, créée en 2018. Forte de 14 unités, de ses bataillons et de ses véhicules, cette structure s’est révélée progressivement trop lourde et complexe à déployer rapidement sur les différents théâtres d’opérations.
Face à ce constat, la Défense a opté pour une restructuration en profondeur, avec l’objectif clair de gagner en souplesse et en efficacité opérationnelle.
Une séparation linguistique
La brigade motorisée va donc être scindée en deux entités distinctes. D’un côté, une brigade regroupant l’ensemble des unités néerlandophones, avec un quartier général installé à Bourg-Léopold. De l’autre, la 7e brigade, composée des unités francophones, dont le quartier général sera basé à Marche-en-Famenne. Cette séparation, qualifiée de protocolaire et symbolique, répond aussi à une logique d’organisation plus claire et plus lisible.
Chacune des deux nouvelles brigades comptera environ 3.000 militaires. Leur mission commune : être plus rapidement déployables et mieux adaptées aux exigences des opérations menées avec les partenaires de l’OTAN.
La réorganisation s’inscrit également dans le cadre du plan de modernisation de la Défense. Les deux brigades devront se partager les nouveaux équipements, notamment les véhicules blindés Griffon, dont les livraisons sont en cours, ainsi que les futurs Jaguars attendus dans les prochaines années. Avec cette nouvelle structure, la composante terre entend renforcer sa capacité d’action et répondre plus efficacement aux défis opérationnels actuels et futurs.
















