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Le mariage perd progressivement de sa popularité en Belgique. Entre 2023 et 2024, le nombre de mariages a diminué de 4 %, selon les dernières données disponibles. Ce recul est particulièrement marqué chez les jeunes générations, qui valorisent de plus en plus leur liberté et préfèrent souvent opter pour la cohabitation légale. Cette tendance semble refléter une évolution sociétale où les engagements institutionnels laissent place à des choix plus flexibles et personnels.
Cependant, la baisse de l’attrait pour le mariage soulève une question essentielle : ce dernier offre-t-il encore des avantages concrets, notamment sur les plans administratif et fiscal ? Si la cohabitation légale apporte désormais des protections très similaires à celles du mariage, ces deux statuts ne sont pas totalement équivalents dans certaines situations spécifiques, comme lors du décès du partenaire. Par exemple, les droits comparatifs sur les pensions ou l’usufruit peuvent être plus avantageux pour les personnes mariées.
Des avantages fiscaux qui diminuent
Dans le contexte fiscal, les différences entre les deux statuts sont encore plus ténues. Les couples mariés et les cohabitants légaux ont tous les deux la possibilité de remplir une déclaration fiscale commune, un mécanisme qui leur permet de bénéficier du quotient conjugal. Celui-ci permet de transférer une partie des revenus du conjoint actif vers celui qui gagne moins ou ne travaille pas. Cette disposition peut générer des économies fiscales atteignant jusqu’à 6.000 euros par an.
Toutefois, cet avantage pourrait devenir moins attractif à l’avenir. En effet, le gouvernement fédéral prévoit de réduire progressivement ce quotient conjugal et de le supprimer pour les pensionnés, ce qui risque de rendre cet élément de moins en moins pertinent.
Surtout un choix personnel
Cette évolution pourrait accentuer la désaffection pour le mariage, déjà observée dans les statistiques récentes. Malgré tout, le mariage conserve encore une certaine valeur pour les couples qui souhaitent bénéficier d’une sécurité administrative accrue, notamment dans les cas d’accidents ou de décès. Ces protections renforcées peuvent être déterminantes dans des moments de crise, bien que leurs bénéfices concernent principalement des situations spécifiques ou privilégiées.
En conclusion, la décision de se marier ou de choisir la cohabitation légale dépend de plus en plus des préférences individuelles et du ressenti symbolique des couples. Si le mariage offre encore des avantages dans certains contextes, il semble que ces considérations pratiques et fiscales aient de moins en moins de poids face à des enjeux principalement personnels et sentimentaux.


















