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Olivier Vandecasteele lance l'initiative "Protect Humanitarians" pour protéger ses pairs: le programme se fixe trois axes d'actions

Le travailleur humanitaire Olivier Vandecasteele, libéré l'an dernier après 455 jours de détention arbitraire en Iran, lance une initiative baptisée "Protect Humanitarians" qui vise à renforcer la protection et le soutien de ses pairs. La Fondation Roi Baudouin, qui soutient ce projet, en fait l'annonce dans un communiqué de presse diffusé jeudi.

Olivier Vandecasteele part du constat que les défenseurs des droits humains et les journalistes ont déjà créé des organes dédiés à la protection collective de leurs membres, mais que rien de tel n'existe dans le secteur de l'aide humanitaire. "Les travailleurs humanitaires, en particulier les acteurs locaux, se retrouvent souvent isolés. Avec 'Protect Humanitarians', nous voulons ouvrir un espace de discussion autour des attaques contre les travailleurs humanitaires et élaborer des réponses collectives à un besoin partagé, au bénéfice de l'ensemble des membres de la communauté humanitaire", explique-t-il.  

L'an passé, plus de 500 humanitaires ont été tués (pour la moitié d'entre eux), blessés ou kidnappés, en particulier en Palestine, Soudan et Soudan du Sud, Ukraine, Mali ainsi qu'en République démocratique du Congo. 2023 est ainsi devenue "l'année la plus meurtrière pour la communauté humanitaire". "Ces incidents - qui touchent dans 94% des cas des humanitaires locaux - sont sous-rapportés et ne retiennent que peu l'attention des médias", pointe le communiqué.  

Le projet "Protect Humanitarians" se fixe trois grands axes d'action: promouvoir un Fonds d'urgence permettant le soutien médical, matériel et légal aux humanitaires touchés dans l'exercice de leur fonction ; sensibiliser à la nécessité de protéger les acteurs de l'aide ; partager de bonnes pratiques en matière d'aide psychologique et juridique.   Le fonds éponyme, géré par la Fondation Roi Baudouin, sera alimenté par des dons - déductibles fiscalement - de particuliers, organisations et entreprises "qui souhaitent contribuer au soutien médical, psychologique et juridique des humanitaires victimes d'incidents critiques", conclut le communiqué.

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