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Il suffit d’un passage en parfumerie pour s’en rendre compte : les flacons coûtent de plus en plus cher. Entre 2020 et 2025, les prix ont bondi de 15 % en moyenne, parfois bien davantage dans le segment du luxe. Et il n’est plus rare de voir des flacons à plus de 200 € dans les rayons des parfumeries.
Face à ces hausses, les clients s’adaptent. « Ça a vachement augmenté. Du coup, je fais attention. C’est quelque chose que je demande comme cadeau », confie une jeune femme rencontrée au rayon parfumerie d’un magasin.
Des achats plus mesurés
Sur le terrain, les vendeurs constatent ce changement d’attitude.
« Se parfumer, c’est quand même du luxe depuis toujours. Mais maintenant, l’achat est beaucoup plus réfléchi qu’avant », explique Andréa, vendeuse en parfumerie.
Une tendance encore plus marquée dans l’univers de la haute parfumerie. « On se retrouve parfois avec des prix qui ont triplé, doublé, voire quadruplé. C’est assez impressionnant », constate Quentin Mathieu, conseiller en haute parfumerie.
Une industrie florissante
Matières premières plus coûteuses, flacons plus travaillés… les raisons de cette inflation sont multiples. Pourtant, le paradoxe saute aux yeux : le secteur de la parfumerie se porte à merveille. Depuis 2019, il enregistre une croissance moyenne de 6 % par an, et le segment du haut de gamme progresse, lui, de 15 % depuis 2022.
« Le consommateur consomme de plus en plus de produits parfumés, parce que les gammes aussi se sont étendues. Maintenant, on a des brumes, des produits complémentaires, presque des versions d’entrée de gamme », poursuit Quentin Mathieu.
Un objet toujours aussi désiré
Loin de rebuter, l’inflation semble redéfinir la relation des consommateurs au parfum : objet de plaisir assumé, cadeau choisi, parfois signe distinctif. Une augmentation de consommation portée par une jeunesse influencée par les réseaux sociaux, et qui se fabrique désormais de véritables garde-robes olfactives.















