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La consommation d'antidépresseurs progresse en Belgique, notamment chez les jeunes: "Notre pays bat la moyenne européenne"

La consommation d'antidépresseurs continue de progresser en Belgique, notamment auprès des jeunes. Avec un nombre de doses quotidiennes d'antidépresseurs pour 1.000 habitant supérieur à 80, la Belgique dépasse la moyenne européenne d'environ 10 %.

La consommation d'antidépresseurs continue de progresser en Belgique, avec une hausse particulièrement marquée chez les jeunes, selon une analyse publiée lundi par les Mutualités Libres. L'organisation a constaté une croissance de 8 % entre 2019 et 2023 chez ses 2,3 millions d'affiliés.

Cette augmentation est la plus forte pour les groupes d'âge les plus jeunes :

  • +43,6 % pour les 12-18 ans (qui comptent toutefois 1,7 % de consommateurs),
  • +36,8 % pour les 19-24 ans
  • Et +17,1 % pour les 25-39 ans.  

À l'inverse, la tendance est de "seulement" +5,6 % pour les 40-54 ans, +4 % pour les 55-64 ans et +2,7 % chez les 65-80 ans. Pour les plus de 80 ans, elle tombe à +1,8 %.  

Les plus âgés les plus concernés

En termes de consommation actuelle, ce sont toutefois les plus âgés qui sont les plus concernés : jusqu'à 25,1 % pour les plus de 80 ans. Le nombre de consommateurs diminue en même temps que l'âge : il est de 13,8 % pour les 40-54 ans et de moins de 5 % pour les affiliés âgés de 19 à 24 ans.  

Des disparités sont aussi remarquées entre les régions : 12 % des Wallons (+7 % en cinq ans), 9 % des Flamands (+10 %) et 9 % des Bruxellois (+9 %) prennent des antidépresseurs.  

Les Mutualités Libres notent également une différence entre les sexes : sept hommes sur 100 consomment des antidépresseurs, contre 13 femmes sur 100. "Avec un nombre de doses quotidiennes d'antidépresseurs pour 1.000 habitant supérieur à 80, la Belgique dépasse la moyenne européenne d'environ 10 %. Or, un recours aux antidépresseurs doit être considéré avec précaution et évalué en complément aux approches non-médicamenteuses", soulignent les Mutualités, qui plaident pour une prévention accrue, une meilleure information de la population et une expansion de l'offre psychologique en maison de repos.

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