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Le gouvernement suédois va relâcher ses efforts dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, au nom de la lutte contre l'inflation, suscitant l'inquiétude sur l'objectif de neutralité carbone du pays pour 2045.
Le gouvernement de droite, soutenu par le parti d'extrême-droite des Démocrates de Suède (SD), a annoncé mercredi que les émissions de gaz à effet de serre de la Suède allaient augmenter d'ici 2030, principalement en raison de l'allègement de la fiscalité sur les carburants.
L'exécutif suédois veut réduire les taxes sur l'essence et le gazole pour alléger la pression de l'inflation, qui a culminé à 12% en décembre sur un an, sur le pouvoir d'achat des Suédois.
"A la suite des décisions prises entre le 1er juillet 2022 et le 1er juillet 2023, les émissions devraient augmenter de 5,9 à 9,8 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (MtCO2) d'ici 2030, mais diminuer à long terme de 1,8 million de tonnes d'ici 2045", selon le projet de budget.
Le gouvernement reconnaît que ce recul est principalement dû au secteur des transports dont les émissions devraient augmenter de 3,6 à 6,5 MtCO2 d'ici à 2030.
"Les politiques adoptées ne permettront pas d'atteindre l'objectif fixé pour le secteur des transports", reconnaît-il.
En particulier, la baisse de la fiscalité sur les carburants "contribue à une augmentation de leur consommation, à l'augmentation du trafic et une électrification retardée" du parc automobile.
La baisse des taxes sur le carburant va coûter 6,5 milliards de couronnes, soit 550 millions d'euros l'an prochain, selon le gouvernement.
Considéré comme un bon élève en matière de lutte contre le changement climatique, la Suède s'est fixé comme objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2045, en avance sur l'objectif fixé à 2050 pour l'Union européenne.


















