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Lors d’un colloque à Athènes, , le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis a affirmé : « Nous avons donné la priorité à la protection de la famille, en mettant au cœur de notre politique une récompense fiscale pour les familles, en fonction du nombre d’enfants ».
Le principe est simple : plus une famille a d’enfants, plus ses impôts diminuent. Par exemple, un ménage avec un enfant bénéficiera d’un taux réduit à 18 % sur sa première tranche d’imposition (jusqu’à 20.000 euros), contre 22 % actuellement. Avec deux enfants, le taux descend à 16 %, et à partir de quatre enfants, cette tranche serait totalement exonérée.
Une réponse à la crise démographique
La Grèce est confrontée à une natalité parmi les plus faibles d’Europe, avec seulement 7,3 naissances pour 1.000 habitants. En comparaison, la France affiche un taux de 9,7.
Interrogé sur le rôle potentiel de l’immigration pour compenser le vieillissement de la population, Kyriakos Mitsotakis a réaffirmé la fermeté de sa politique migratoire : « Nous ferons tout pour empêcher l’immigration illégale ».
Cependant, il a précisé que la Grèce accueille des travailleurs étrangers via des accords bilatéraux, notamment avec l’Égypte et l’Inde, pour répondre aux besoins du marché du travail : « Ceux qui viennent légalement pour travailler et s’intégrer dans notre société n’ont rien à craindre ».
Avec cette réforme fiscale, le gouvernement grec espère inciter les jeunes couples à faire plus d’enfants, dans un pays où le coût de la vie et l’insécurité économique freinent fortement les naissances. Ce plan ambitieux marque un tournant politique majeur, en misant sur la fiscalité pour enrayer la dépopulation.



















