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D’une voix inhabituellement basse, le président américain a entamé son discours depuis le podium de la salle de presse de la Maison Blanche, bondée, en montrant des photos d’« assassins déséquilibrés » arrêtés selon lui par la police de l’immigration (ICE) et expulsé des États-Unis, notamment dans le Minnesota, théâtre de manifestations contre la politique du gouvernement en matière d’immigration.
Minneapolis, la plus grande ville de cet État, est sous tension depuis qu’une Américaine a été tuée le 7 janvier par un agent de l’ICE lors d’une opération.
Donald Trump a ensuite répété sa diatribe contre les immigrés somaliens. Il a qualifié la Somalie de « l’un des pires pays au monde » et estimant qu’il n’a « rien qui ressemble à un pays ». Le président américain a également critiqué la députée Ilhan Omar, d’origine somalienne, et les immigrants somaliens, qu’il a décrits comme « beaucoup de personnes avec un QI très faible ».
Ensuite, le président américain a tour à tour parlé de son programme économique, revendiqué d’avoir nettoyé le gouvernement fédéral, et vilipendé son prédécesseur démocrate Joe Biden.
« Nous avons hérité d’un chantier. Les chiffres dont nous avons hérité étaient en forte hausse, et maintenant on les a ramenés, quasiment tous, bien plus bas », a-t-il dit citant notamment l’inflation.
« Nous les avons fait baisser considérablement. Je veux dire, je ne comprends pas… Peut-être que mes chargés de relations publiques ne sont pas très bons, mais nous n’arrivons pas à faire passer le message », a-t-il cependant concédé, alors que la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt restait de marbre.
Parlant de l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, qu’il a écartée pour le moment de sa stratégie dans ce pays, il a salué « une femme incroyablement gentille ». « Nous sommes en train de discuter avec elle, et nous pourrons peut-être la faire participer d’une manière ou d’une autre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire cela », a-t-il ajouté.
Donald Trump s’exprimait peu avant son départ ce mardi soir pour Davos, en Suisse, où il doit participer au Forum économique, qui risque d’être dominé par ses menaces d’acquérir le Groenland.


















