Accueil Actu Monde France

Après un déni de grossesse, une jeune femme de 16 ans accusée d’avoir tué son bébé : la cour d’assises a tranché

Par RTL info avec
Jugée pour le meurtre de son bébé après un accouchement survenu à 16 ans dans le cadre d’un déni de grossesse, une jeune femme de 24 ans a été acquittée ce mercredi par la cour d’assises des mineurs du Val-d’Oise.

En juillet 2018, Sarah (prénom modifié), alors âgée de 16 ans, s’est présentée aux urgences pédiatriques de l’hôpital d’Argenteuil, un bébé emmailloté dans les bras. La veille, elle avait accouché seule, chez elle, sans même savoir qu’elle était enceinte. Son entourage n’avait remarqué qu’une prise de poids, sans jamais suspecter une grossesse.

Ce lundi 14 janvier 2026, la cour d’assises des mineurs du Val-d’Oise a décidé d’acquitter la jeune femme, désormais âgée de 24 ans, jugée pour meurtre sur mineur. Le doute ayant persisté quant à sa responsabilité, les jurés ont estimé qu’il devait lui bénéficier.

Le jour de l’accouchement, Sarah avait contacté son petit ami de 17 ans, père de l’enfant, pour lui parler d’un mal de ventre et de « quelque chose qui sortait ». Elle s’est ensuite rendue aux toilettes, où elle aurait vu apparaître la tête du bébé avant qu’il ne tombe dans la cuvette. Selon son avocat, Maître Ouadie Elhamamouchi, « elle était dans un état de choc et de stress intense ». Il ajoute : « C’était un événement dramatique et intense mais il n’y a jamais eu d’intention de tuer. » L’autopsie a révélé que le bébé était né à terme et avait survécu environ trois heures, avant de mourir par asphyxie. Pour le cacher à son père, un homme violent et alcoolique, Sarah avait enveloppé le nouveau-né dans une serviette et l’avait placé dans un placard.

Sarah a reconnu, au cours de l’enquête, avoir tiré sur le bébé lors de l’accouchement, provoquant une chute dans les toilettes. Des hématomes et des traces de griffures ont ensuite été constatés sur le corps de l’enfant. Mais selon Maître Ouadie Elhamamouchi, « la cour a considéré que les blessures étaient compatibles avec un accouchement difficile ». Il insiste : « Il n’y a aucune preuve que des violences ont été commises par ma cliente. Elle a toujours nié avec vigueur en être responsable. » Le lendemain de l’accouchement, Sarah a réussi à se rendre à l’hôpital sans éveiller les soupçons de son père. Malheureusement, les tentatives de réanimation du bébé ont échoué.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus