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Depuis mardi Jack Lang fait le tour des médias français pour allumer des contrefeux. « Quand j’ai appris les crimes abominables qu’il a commis, je suis tombé de l’armoire », a-t-il déclaré sur France 2 : « Comment cet homme si courtois, si charmant, si généreux, avait-il pu perpétrer de pareilles abominations ? »
La voix n’a pas changé, le brio est toujours là… Mais il y a quelque chose de pathétique à voir cet homme de 86 ans, au visage ravagé par la chirurgie esthétique, aux cheveux teints noir corbeau, s’accrocher de la sorte à la Présidence de l’IMA, l’institut du monde arabe.
J’en suis d’autant plus désolé que j’ai interviewé Jack Lang à plusieurs reprises dans les années nonante et qu’il s’est toujours montré chaleureux à l’égard de la Belgique… Il y a peut-être quelque chose d’injuste à réclamer son départ comme l’a fait hier le Président de la région Provence, Renaud Muselier, qui fut son prédécesseur à l’IMA et son lointain successeur au ministère de la culture.
Jack Lang n’est pas poursuivi par la justice, et il n’a pas participé aux crimes de l’américain. Mais ils étaient de bons copains. C’est Woody Allen qui a présenté les deux hommes et pendant des années ils se sont vus à Paris et ont échangé des mails…
Le 3 décembre 2012 Jack Lang : « Mercredi, je dois aller voir une représentation de West Side Story. J’ai deux tickets. Veux-tu m’accompagner pour la première partie ? Nous pouvons aller boire un café avant la représentation ». L’Américain accepte. « Oui, ce serait fun. » En octobre 2013, l’homme d’affaires informe Jack Lang de sa venue à Paris. « Tu seras libre tous les jours ? », lui répond-il. « Pour toi, tout le temps », assure Jeffrey. Le 13 septembre 2017, Jack Lang est invité à l’anniversaire du frère de l’Aga Khan à 60 km de Paris… : « Ta générosité est infinie. Puis-je abuser encore une fois ? » Avant de demander à Epstein s’il peut emprunter sa voiture et son chauffeur. « Considère que c’est fait ». Pourtant Jack Lang a de quoi se payer un taxi… mais ce monde est un autre monde…
Quant à sa fille, Caroline Lang, elle a fondé en 2016, avec l’américain une société offshore aux Iles vierges, qui avait pour objectif de « favoriser l’acquisition d’œuvres de jeunes artistes ». Caroline Lang a démissionné lundi de son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante. On attend un geste similaire de son père qui préside l’IMA depuis 2013.
Ce serait la manière la plus élégante, de sortir du jeu avant qu’on ne lui lance un jour… « dis-moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es. »













