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Un dernier au revoir à Brigitte Bardot à Saint-Tropez ce mercredi : people, politique, anonymes seront présents

Par Christophe Giltay
Les obsèques de Brigitte Bardot lieu ce matin à Saint Tropez. Après la messe à 11 heures, elle sera inhumée dans l’intimité au cimetière marin.

Il y a 31 ans, j’écrivais ma première chronique sur bel RTL et le sujet de celle-ci était bien Brigitte Bardot. C’était en septembre 1994 et cette chronique qui fut le premier « Champs Elysées » vous ne l’avez jamais entendue car c’était un pilote : un essai pour voir ou plutôt entendre ce que ça donnerait.

31 ans plus tard, il faut croire que l’essai fut transformé. Le sujet était donc Brigitte Bardot qui allait fêter ses 60 ans le 28 septembre. Je n’ai pas gardé ce texte écrit à la main, mais je me souviens de l’esprit et de la phrase du début : « Quoi Bardot 60 ans, incroyable ! Je l’ai vue hier encore, à Saint-Germain, jeune fille en robe vichy et ballerine, traversant le boulevard face au Flore sans se soucier des scooters et des Triumph… et c’est elle qui attirait les regards ».

Il s’agissait bien sûr d’une nostalgie fifties, mais dans les années 90, l’air de Paris était encore imprégné de l’effluve de celle qui « ne portait rien qu’un peu d’essence de Guerlain dans les cheveux ».

Dans les bras de BB, les bébés phoques avaient déjà remplacé les « Don Juan », mais l’icône était intacte. Je me souviens d’une publicité de la BNP ornée de ses photos de jeunesse, en noir et blanc, sur les murs de Paris 1996 quand est sortie son autobiographie « initials BB » : un livre qu’elle a écrit elle-même, brut de fonderie ; c’est là que le grand public a découvert les idées de Bardot, sur les hommes, la maternité, la politique, les paparazzi, le délitement de la France.

Ce fut un choc car celle qui avait incarné la liberté de femmes et de leur sexualité dans les années 50, était aussi le produit de sa classe sociale. Une fille d’industriel, à l’origine bien sage, mais qui tout envoyé valser et se fichait pas mal du qu’en-dira-t-on. Les avis sur Bardot se sont alors divisés entre les inconditionnels de la star, les défenseurs des animaux et les contempteurs de Jean-Marie Le Pen dont elle avait épousé un proche.

Ils seront là aujourd’hui, à Saint-Tropez, ce petit port azuréen, où les bateaux de plaisance cherchaient à approcher de sa villa, la Madrague, pour lui voler un peu de son image. La plupart seront anonymes dans la foule d’autres comme son fils Nicolas, Michel Drucker, Alain Bougrain Dubourg, Marine Le Pen et la ministre Aurore Berger assisteront à la messe. Ce sera l’adieu à Brigitte Bardot femme libre et controversée, sur la plage, abandonnée.

Quant à BB, elle restera immortelle.

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