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L’ex-ministre et actuel président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang a déclaré lundi assumer « pleinement les liens » qu’il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer (qu’il) pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ».
Le nom de M. Lang et de sa fille Caroline apparaissent dans plusieurs échanges avec le criminel sexuel américain, décédé en 2019, dans la base de documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice.
Dans son communiqué, il explique avoir fait la connaissance de Jeffrey Epstein « voici une quinzaine d’années » par l’intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen.
« Volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle », poursuit-il, saluant également sa « gentillesse » lors du décès de sa fille Valérie Lang.
« Tombé des nues »
« Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l’habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire. Je fais confiance. J’aime les rencontres fortuites de la vie quotidienne. Ainsi continue à s’ordonner ma vie. Je suis tombé des nues quand j’ai découvert les crimes dont il s’était rendu coupable », poursuit-il.
« Les valeurs humaines qui m’habitent, de dignité et de probité notamment, celles qui ont construit ma vie d’homme et de citoyen, sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses. Mes pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements. »
« J’assume pleinement les liens que j’ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au coeur d’un réseau de criminalité. Si j’en avais été informé, j’aurais stoppé tout net mes relations avec lui », assure-t-il.
















