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Le Parlement européen a voté l’urgence, mardi à Strasbourg, pour accélérer la procédure législative de trois textes de mise en œuvre du prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, décidé au dernier sommet européen sur base d’un emprunt commun de l’UE.
Cette solution inédite avait émergé de l’opposition de la Belgique à l’utilisation des réserves souveraines de la Russie qui sont immobilisées dans l’UE, principalement à Bruxelles chez Euroclear.
Elle passe par une coopération renforcée entre 24 États membres. La Tchéquie, la Hongrie et la Slovaquie n’en font pas partie mais ne s’y opposent pas. Le vote final sur cette coopération renforcée est prévu ce mercredi.
L’urgence accordée à deux autres textes
Les députés ont aussi accordé l’urgence à deux autres textes établissant le prêt et modifiant la Facilité pour l’Ukraine, les votes sur le contenu étant programmés en février.
La Commission espère pouvoir libérer la première tranche début avril, le reste s’étalant sur cette année et la prochaine. Elle a proposé la semaine dernière que les deux tiers des 90 milliards aillent à la défense de l’Ukraine contre la Russie et le reste au fonctionnement de l’État ukrainien.
L’idée d’utiliser les actifs russes immobilisés n’est pas totalement écartée pour autant. L’UE se réserve le droit de les utiliser pour rembourser le prêt à l’Ukraine, a prévenu la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.
















