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« Est-ce que je vais mourir ? », « Je veux ma maman » : une école maternelle de Kharkiv frappée par un drone russe, le sauvetage a été filmé

par RTL info avec Aurélie Henneton et Alexandre D’Haeseleer
Un drame a été évité de justesse à Kharkiv (Ukraine). Une attaque russe a visé une école en plein jour, semant la panique parmi les élèves et le personnel. Les 48 enfants ont pu être sauvés. La caméra embarquée des secouristes a capté toute la scène.

La matinée a basculé dans l’horreur à Kharkiv (Ukraine), cette semaine, lorsqu’un drone russe a frappé une école maternelle alors que 48 enfants étaient présents. Âgés de moins de six ans, les élèves ont tous pu être évacués sains et saufs, grâce à l’intervention rapide des secours et des forces de l’ordre. Des scènes de panique captées par les caméras embarquées des policiers témoignent de la violence du moment.

« On va retrouver ta maman »

La bombe a explosé à quelques mètres seulement du bâtiment, transformant le jardin d’enfants en champ de ruines. À l’intérieur, les enfants jouaient, dessinaient, vivaient une matinée ordinaire. L’explosion a tout interrompu, laissant place à la peur, aux cris, à la confusion.

« Je veux ma maman ! » pleure une fillette. « On va retrouver ta maman », la rassure un secouriste en la portant dans ses bras. « Est-ce que je vais mourir ? » – « Non, non, tout ira bien ». Les secours s’enchaînent, dans une course contre la montre : 48 élèves à mettre à l’abri, un à un, sous les détonations encore audibles à l’extérieur. Malgré l’urgence, chaque enfant est pris en charge avec douceur. « Comment t’appelles-tu ? » demande un secouriste. « Nicole », répond timidement une petite fille, son doudou serré contre elle.

« Tout brûlait »

À l’extérieur, la scène est chaotique. Le toit du bâtiment est en feu, des voitures brûlent à l’entrée, des impacts au sol témoignent de la violence de l’attaque. Ksenia, mère d’une des élèves, raconte : « J’ai laissé tomber mes sacs et j’ai couru ici. Il y avait une voiture en feu, le toit brûlait, tout brûlait. J’ai traversé les secouristes. Vous savez, une mère sauterait dans les flammes pour sortir son enfant. »

Selon les autorités locales, l’attaque a fait un mort et sept blessés, mais aucun parmi les enfants. Tous ont pu retrouver leurs parents, sains et saufs, mais profondément marqués. Pavlo, chef d’un bataillon de volontaires, se trouvait à proximité : « J’étais assis dans la voiture quand le drone a frappé. Je ne sais pas comment j’ai survécu. »

Les enfants sont traumatisés et souffrent désormais de stress aigu, selon les premiers constats médicaux. L’attaque a provoqué une vague d’indignation en Ukraine et au-delà. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi rapidement sur les réseaux sociaux : « Rien ne justifie une attaque de drone sur un jardin d’enfants. Il est évident que la Russie devient de plus en plus effrontée. Ces frappes sont un crachat sur tous ceux qui insistent sur une solution pacifique. »

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