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En Syrie, les Kurdes quittent les prisons du nord du pays et les laissent aux mains de l’armée syrienne. Soutenue par les Etats-Unis, elle a déjà transféré 150 prisonniers djihadistes en Irak.
Parmi eux, des hauts gradés de l’État Islamique, 85 Irakiens et 65 étrangers, dont veut se débarrasser le Premier ministre du pays. « L’importance pour les pays à travers le monde, et particulièrement les membres de l’Union Européenne, est de prendre leurs responsabilités en accueillant ces personnes qui sont leurs ressortissants et en les poursuivant en justice », note Mohamed Chia Al-Sudani, Premier ministre irakien.
Aujourd’hui, 12 Belges djihadistes sont toujours emprisonnés en Syrie. Contrairement aux demandes irakiennes, le gouvernement belge prévoit le retrait de nationalité et non le rapatriement. « L’accord de gouvernement prévoit, dans l’intérêt de notre sécurité nationale, que les combattants terroristes ne puissent pas retourner dans notre pays », a expliqué Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères.
Il y a plus de 10 ans, la minorité kurde avait instauré une zone autonome au nord de la Syrie, là où se trouvent ces prisons. Depuis l’offensive de l’armée syrienne soutenue par les États-Unis, certains combattants de l’Etat Islamique s’y sont échappés, comme on vous le montrait il y a quelques jours, dans la prison de Shaddadi. Les djihadistes ont jeté leurs vêtements au sol avant de prendre la fuite.
Face à ces évasions, l’Irak, à l’est, renforce la sécurité de sa frontière. « Nous avons préparé des embuscades et nos officiers et commandants sont à la tête des opérations. Dieu merci, notre morale est au plus haut », note Hadi Mshtwi, commandant du troisième régiment.
Aujourd’hui, près de 20 000 membres de l’Etat Islamique sont prisonniers en Syrie. De leur côté, les Kurdes reculent progressivement et laissent du terrain à l’armée syrienne qui veut réunifier le pays.
















