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Plus de trois semaines après la disparition de Brigitte Bardot, Bernard d’Ormale, son mari depuis 1992, revient sur leur histoire et les derniers instants de l’icône dans une interview accordée à nos confrères du Parisien.
À 84 ans, vivant seul à la Madrague de Saint-Tropez depuis le décès de son épouse. le 28 décembre dernier, il confie avec émotion : « Le soir, parfois, je crois qu’elle est dans le lit, je me surprends à dire encore « attends, j’arrive ». Il y a un vide, une présence qui n’est pas là. »
Les obsèques de l’actrice, le 7 janvier, ont été bouleversantes pour lui. « J’ai été assommé, je n’ai pas pu parler. C’était beau toutes ces marguerites orange, sa fleur et sa couleur préférées. Elle était magnifique, pas de rides, une sérénité… »
Bernard d’Ormale revient sur leur rencontre et leur longue histoire d’amour : « C’est moi dans un sens et elle, dans un autre sens. Elle m’a fait inviter par sa copine dans un restaurant… et son sourire ravageur a fait le reste. » Ensemble, ils ont partagé plus de trente ans de complicité, notamment dans le combat pour la protection animale. « Moi, même gamin, je n’ai jamais aimé manger de la viande… c’est peut-être ça qui nous a réunis, à part son sourire irrésistible. »
« Elle s’est éteinte doucement »
Il évoque également les souffrances de Brigitte lors de ses derniers mois : « Elle a souffert… dans la nuit, elle me réveillait en me disant je n’en peux plus. Les antidouleurs n’agissaient plus. Elle s’est éteinte doucement. » Il se remémore leur dernier échange : « Elle m’avait appelé « Piou piou », mon surnom, juste avant de partir… ça me fout les larmes aux yeux. »
Concernant la Fondation Brigitte Bardot et la succession, il se veut rassurant : « Brigitte est irremplaçable. Il y a un conseil d’administration très fort qui suffira. Je ne suis pas inquiet sur la solidité de la Fondation, ni financièrement. » Il dément également les rumeurs sur sa fortune : « Elle n’était pas matérialiste… sa disparition, c’est un monde qui disparaît, avec son savoir, sa beauté, ses erreurs. »
Enfin, Bernard d’Ormale décrit Brigitte Bardot comme une femme entière et passionnée : « Elle avait l’intelligence de son charme… Elle aurait pu être écrivain. Elle était parfois d’une grande naïveté. J’adorais quand elle prenait sa guitare, ou qu’elle dansait. »


















