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À la biberonnerie des Cliniques Saint-Luc, on prépare près de 300 biberons par jour pour répondre aux besoins du service pédiatrie. Ici, les ingrédients des laits en poudre n’ont aucun secret pour les médecins.
« On est face à un lait en poudre de l’industrie qui contient du lait de vache, ici en l’occurrence du lait entier crémé, du lactose, le petit sucre du lait qu’on recommande chez les enfants en bas âge », détaille Vassiliki Zafiropoulos, diétéicienne-clinicienne.
Jusqu’ici, rien d’étonnant, mais la liste est encore longue et elle se complique. « Les perméats de lactosérum notamment, le lactosérum est vraiment l’une des protéines qui est facilement digeste en plus. Elle est très intéressante pour la digestion des bébés ».
Au total, une trentaine d’ingrédients, car le lait de vache seul ne suffit pas aux besoins nutritionnels de l’enfant. « Il est essentiel d’avoir un cerveau qui se construit, d’avoir des muscles qui se construisent, des os aussi. L’industrie part d’un lait qui est déshydraté et pour lequel il doit rajouter des graisses, des glucides, des vitamines, comme par exemple le fer, la vitamine D, le calcium, qui sont essentiels et qui sont rattachés à des directives européennes qui nous permettent d’avoir une composition qui soit la plus proche du lait maternel », poursuit-elle.
Ainsi, dans la majorité des recettes, on retrouvera une base lactée, du lait de vache et des protéines de lait, des graisses, huile végétale ou de poisson, des glucides comme le lactose, mais aussi des vitamines et des minéraux. Certains industriels ajoutent aussi des stabilisants, mais jamais de conservateurs, car les laits en poudre sont très encadrés. « Ils doivent répondre à une législation qui est très stricte, qui définit la composition en nutriments minimales et maximales pour tous les ingrédients. C’est quelque chose qui est prévu par le législateur et qui est assez strict », note Nathalie Claes, diététicienne à l’ONE.
Alors que le lait maternel biologique est de mieux en mieux étudié, les laits infantiles parviennent aujourd’hui à imiter ces qualités nutritionnelles, sans reproduire tous ces bienfaits, l’allaitement naturel reste à privilégier dès que possible.

















