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Le 20 mars 2022, Paolo et Antonino Falzone ont tué sept personnes en fonçant dans un cortège carnavalesque à haute vitesse à Strépy-Bracquegnies (La Louvière). Parmi les victimes figuraient les parents de Lorena, qui aujourd’hui tient à être présente à chaque audience. Une manière de faire perdurer leur mémoire, et d’obtenir justice pour eux.
« On vit ça de manière très attentive. On a hâte que le procès commence parce que là, ça va faire quatre ans que ce drame s’est produit. Ça fait quatre ans qu’on est détruit, que notre vie a totalement basculé. Et donc là, on aspire à ce procès pour vraiment voir à quoi ça va aboutir. Et on espère que justice soit rendue à la hauteur des faits qui ont été commis », témoigne Lorena.
Des moments difficiles
La jeune femme ajoute : « De toute façon, il ne nous reste plus que ça puisqu’on a perdu tous les membres de notre famille qui étaient présents sur place. Et donc, on a à cœur que l’affaire soit publique, que les gens comprennent tout ce qui s’est vraiment passé ce jour-là, que c’est tellement évident que ce qui s’est produit n’est pas un banal accident. »
Elle le sait, les moments à venir vont être difficiles à vivre : « On le sait car on a déjà vécu un aperçu lors de précédentes audiences où déjà juste le fait de les voir et de se remémorer les détails de ce qui s’est passé nous mettait déjà dans un état assez compliqué. Et on sait que ça va être le cas pour le procès aussi. »
Assister au procès, une forme de réparation
Malgré la douleur, Lorena est catégorique : « Ça va durer deux mois. Mais on sera là chaque jour durant ces deux mois, en tout cas pour ma part. » « Ça nous tient à cœur de continuer à suivre ça, comme on l’a fait depuis le début. On le fera jusqu’à la fin », poursuit-elle.
Lorena confie avoir « mis sa vie entre parenthèses depuis quatre ans » : « J’avais ma vie avant. Et là, je vis une vie qui n’est pas ma vie. J’ai perdu mes deux parents lors de ce drame. Je suis toute seule à l’heure actuelle. Je vis toute seule dans ma maison. Donc ma vie, c’est plus ma vie. »
« Je me bats pour le procès. Et il n’y a que ça qui pourra me donner une satisfaction de dire qu’on a été jusqu’au bout et que ça valait la peine de suivre ça avec attention », conclut la jeune femme, émue.
Le procès de Paolo Falzone débutera le 4 mai prochain à Mons.

















