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Charlotte et son mari n’ont qu’un terrain nu désormais, un an après les flammes, les travaux de déblaiement démarrent seulement. Le couple vit désormais dans un camping-car, une solution pour avoir le temps de se reconstruire. « Ce n’est pas si mal. Avant nous avons dû aller à l’hôtel et je n’ai pas aimé ça », déplore Charlotte.
Il y a un an, des feux incontrôlables dévorent les alentours de Los Angeles. Pacific Palisades, Malibu. Les quartiers les plus huppés sont ravagés par les flammes, des dizaines d’habitants perdent la vie et des quartiers entiers sont rayés de la carte. La reconstruction de ces zones avance au ralenti. Le long de la plage de Malibu, sur la Pacific Coast Highway, personne n’a encore osé rebâtir. Et dans les autres quartiers, rares sont les nouvelles maisons à s’élever au milieu du néant.
Une substance toxique
Ted vit à Altadena, l’une des villes les plus sinistrées. Il est l’un des premiers à avoir pu retrouver un toit tout neuf, et est très soulagé d’avoir pu accrocher à nouveau au mur les photos de sa chienne Daisy. « En arrivant en bas de l’allée, en voyant des murs de flammes tout près, je me suis dit : ‘oups, je pense qu’on ne reviendra pas cette fois’, parce qu’on avait déjà vécu deux autres incendies auparavant. J’ai reculé la voiture dans l’allée, je suis sorti, j’ai attrapé ces deux photos », explique l’homme.
Le sexagénaire a dû attendre quatre mois pour obtenir son permis de construire. Comme de nombreux Californiens, il dénonce la lourdeur des démarches et des assurances et des banques qui rechignent à rembourser, sans parler des séquelles psychologiques. Un an après, huit habitants évacués sur dix ne sont pas revenus sur place. L’une des raisons avancées est l’immense pollution générée par les incendies. Près de deux maisons sur trois analysées comportent des niveaux de plomb supérieurs à la norme.

















