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Quels sont les risques du protoxyde d'azote, cette "nouvelle drogue" des jeunes? Que font les communes pour y remédier?

Le protoxyde d’azote, ce fameux gaz dont l’usage est parfois détourné pour être utilisé comme un stupéfiant, inquiète les autorités. Mais aussi, les communes. A Charleroi par exemple, une cellule d’écoute vient d’être mise en place pour accueillir les consommateurs ou leurs proches qui souhaitent parler de cette assuétudes qui n’est pas sans risque.

Notre journaliste se trouve à proximité d’un institut secondaire. Près du parking, il y a des dizaines de capsules de protoxyde d’azote usagers. Un gaz destiné normalement à être utilisé dans un siphon à usage culinaire... mais lorsqu’il est inhalé via un ballon, il devient hilarant et provoque des effets stupéfiants sur celui qui l'inhale.  


Le protoxyde d'azote: une pratique dangereuse 

Kenji est toxicomane, et il connait ce produit prisé par une population d’adolescent ou de jeunes adultes: "C'est une des nouvelles drogues mais trop en abuser, tu peux avoir une crise cardiaque et développer des problèmes. C’est pas à utiliser comme ça… Mais il y en a qui l’utilise pour être défoncé", explique le jeune homme. 

Magalie Thibaut est psychologue au sein d’un service consacré aux assuétudes mis en place par le CPAS de Charleroi. Désormais, en plus des autres stupéfiants, elle peut recevoir des consommateurs ou des proches de personnes qui consomment du protoxyde d’azote et qui ont besoin de soutien psychologique. 

"Les risques les plus importants, sous effets, ce sont les vertiges et pertes d'équilibres, et donc les chutes. Par rapport à une consommation plus importante, on peut observer des troubles du rythme cardiaque et des dépressions respiratoires qui peuvent mener à un arrêt cardiaque ou à un arrêt respiratoire", détaille Magalie Thibaut. 

Les jeunes connaissent bien ce phénomène et certains ont décidé de ne pas y toucher. C’est le cas de Matis: "Ton cerveau part vraiment ailleurs, tu te retrouves dans un autre monde si tu prends ça. Comme quoi, ça ne sert à rien de toucher tout ce qui est drogue"

L’accès facile au produit joue en la défaveur de la prévention même si dans certaines communes comme Charleroi, la vente est interdite aux mineurs.

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