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À Bruxelles, des milliers de manifestants dénoncent les coupes dans l’enseignement et réclament une école plus juste, gratuite et inclusive. Une mobilisation colorée et déterminée pour défendre l’avenir des jeunes face aux choix jugés austéritaires.
Plusieurs milliers de personnes manifestent dimanche à Bruxelles pour dénoncer les politiques menées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d’enseignement. La marche citoyenne pour l’avenir de l’École et de la jeunesse est partie peu avant 14h de la gare du Nord.
Sous un temps ensoleillé, le cortège défile dans une ambiance déterminée et colorée. Des drapeaux aux couleurs vives, des ballons, des calicots et de nombreux enfants ponctuent la manifestation. Parmi les participants figurent des représentants des syndicats, des associations de parents, du monde associatif, ainsi que des élèves et des familles. Des responsables et militants de partis de gauche, dont Ecolo, le PS et le PTB, sont également présents.
« Je n’ai pas moi-même les couleurs syndicales parce que je suis un citoyen avant tout, un citoyen inquiet de la tournure que prennent les choses en matière de gestion de l’école de la jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles. Aujourd’hui, les feux clignotent à l’orange, bientôt au rouge, il est temps de se mobiliser parce que la société qu’ils sont en train de mettre en place n’est pas la société que nous souhaitons », estime Roland Lahaye, secrétaire général CSC Enseignement. « Aujourd’hui, on se rend compte qu’on est face à un gouvernement qui ne connaît plus le mot concertation. Aujourd’hui, on se dit qu’il faut que la société prenne vraiment conscience de là où on entraîne les jeunes, là où on entraîne les élèves. Dans cinq ans, il sera trop tard ».
La mobilisation s’inscrit dans une contestation plus large des politiques éducatives menées ces dernièrs mois. Arrêts de travail, manifestations locales et actes symboliques ont précédé la marche de dimanche. La ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny (MR), est particulièrement ciblée par les organisateurs.
Les participants dénoncent une série de mesures qu’ils jugent relever de l’austérité et peser sur les familles et l’école. Ils pointent notamment la taxation des inscriptions dans les académies, la hausse des stages ADEPS, la suppression de repas pour les élèves les plus précaires, l’augmentation du minerval étudiant, le report de la lutte contre le décrochage scolaire et les modifications annoncées du parcours commun au début du secondaire, qui suscitent de l’inquiétude chez les parents.
Les manifestants appellent à défendre l’avenir des jeunes. Ils réclament un enseignement de qualité, gratuit et accessible à toutes et tous, ainsi que des politiques publiques visant à réduire les inégalités et à répondre au mal-être de la jeunesse. La manifestation est toujours en cours dimanche après-midi et doit se conclure place Surlet de Chokier par des prises de parole, un village de la société civile et des performances artistiques.















