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Décès mystérieux d’une femme en Flandre : a-t-elle tenté de perdre du poids en prenant de l’Ozempic, un coupe-faim, sans suivi médical ?
Une enquête a été ouverte par le parquet du Limbourg à la suite du décès mystérieux d’une femme âgée de 46 ans survenu le 18 novembre à Pelt, en Flandre. Les résultats de l’autopsie ont révélé une surdose de sémaglutide, une substance fréquemment utilisée pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité, notamment présente dans des médicaments tels que l’Ozempic.
L’enquête a rapidement mis en lumière l’hypothèse d’un achat de ce médicament en ligne, sans prescription ni suivi médical, ce qui pose de sérieuses questions sur les dangers de ces pratiques.
L’individu interpellé dit avoir voulu « aider »
Le sémaglutide, utilisé comme coupe-faim, est au centre de l’investigation. Ces derniers jours, les forces de l’ordre ont arrêté un homme de 30 ans suspecté d’avoir revendu ce type de médicament via Internet. Relâché après plusieurs heures d’interrogatoire, l’homme se défend par l’intermédiaire de son avocat, affirmant avoir agi sans mauvaises intentions : « Il n’avait certainement pas de mauvaises intentions… Il a simplement voulu aider ces personnes », a dit Joeri Clerix, son avocat.
Toutefois, les autorités poursuivent leur enquête pour établir l’origine exacte de la substance en question et les circonstances ayant mené au décès de la victime.
« Ne jamais acheter des médicaments en ligne »
Ce drame met en lumière les risques croissants associés à l’achat de médicaments en ligne. Une enquête menée sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat, a illustré la facilité déconcertante avec laquelle les utilisateurs peuvent se procurer ce type de produit sans ordonnance. En quelques minutes d’échanges, un potentiel acheteur peut organiser une transaction. Ces pratiques exposent les consommateurs à des dangers multiples, comme l’expliquent les professionnels de santé. « Il ne faut jamais acheter des médicaments en ligne, surtout ce genre de médicament, car vous ne savez jamais ce que vous allez obtenir », déclare Laurent Crenier, endocrinologue à l’hôpital Erasme, rappelant que ces produits pourraient être inefficaces, voire extrêmement dangereux.
Des signalements en hausse
Le centre antipoison belge a enregistré une hausse des signalements liés au sémaglutide, avec 84 cas rapportés en 2022. Ce chiffre témoigne de l’utilisation préoccupante de ce type de médicament, souvent sans encadrement médical approprié. Les autorités sanitaires et les associations de santé appellent à des mesures renforcées pour sensibiliser le public à l’importance de consulter un professionnel avant toute médication, particulièrement pour des traitements aussi sensibles. Ce décès tragique démontre une fois de plus les conséquences dramatiques que peuvent engendrer l’automédication et la quête de solutions faciles dans un univers de plus en plus connecté.


















