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Un couple quitte un restaurant sans payer son gueuleton à Boussu, mais il a été filmé: "Avec tous les partages, c'était facile de les retrouver"

Aller au restaurant et partir sans payer: de plus en plus de restaurateurs y sont confrontés ! Dans le Borinage, à Boussu, un patron a carrément décidé d'installer des caméras de surveillance dans son établissement. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Ces images pourront-elles être utilisées comme preuve ?

Les faits ont eu lieu dimanche passé, entre 21h et 23h30, un couple s'est offert un menu d'exception dans un restaurant de Boussu. Une addition à 175 euros qu'il ne comptait pas régler... Leur comportement semblait prémédité.

"Ils essaient qu'on baisse la garde, ils posent beaucoup de questions, ils font beaucoup de va-et-vient dehors pour fumer des cigarettes", explique Stefano De Carolis, gérant du restaurant.

Depuis quelques temps, des restaurants, dont celui de Stefano, ont décidé de s'équiper de caméras de surveillance pour éviter pareille déconvenue. Les images du couple fraudeur ont été diffusées sur les réseaux sociaux, quelques heures seulement après les faits. Le couple a déjà été identifié.

Ils habitent à 5 km...

"Grâce à tous les partages et au grand nombre de vues, c'était facile de les retrouver. Surtout que ce sont des gens de la région, qui habitent à moins de 5 km du restaurant", poursuit le restaurateur.

Le couple fraudeur a promis de venir régler sa dette: l'affaire pourrait donc être réglée à l'amiable.

La police boraine, que nous avons contactée, confirme l'intérêt de ce dispositif de surveillance par caméra, parfaitement légal. Toutefois, elle précise ceci: "Ces images peuvent être ajoutées aux plaintes déposées, elles seront exploitées par la police. Par contre, il faut tenir compte du respect de la vie privée lors de la diffusion". En clair: le restaurateur pourrait être poursuivi si une plainte est déposée par le couple…

La Fédération de l'Horeca n'a pas de statistiques officielles sur ce qu'on appelle la grivèlerie. Elle prône comme solution… le pré-paiement des repas, "comme à la pompe à essence".

 

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