Partager:
L’image est restée gravée dans les mémoires : Sarah Ferguson, seins nus sur une terrasse du sud de la France, tandis qu’un homme, allongé à ses pieds, lui suçote les orteils. Ce cliché, publié à la une du Mirror en 1992, a marqué un point de bascule pour l’ex-duchesse d’York. Trente ans plus tard, cet épisode rocambolesque ressurgit dans l’actualité.
L’homme en question, John Bryan, son conseiller financier à l’époque, a récemment donné sa version des faits dans une interview accordée au Daily Mail. Il assure que la scène n’avait rien de sexuel : selon lui, ils « jouaient à Cendrillon », avec les filles de Sarah, Béatrice et Eugénie, présentes ce jour-là.
Peu importe les explications : les dégâts étaient faits. Les photos, rachetées pour 8 millions de livres par le Mirror, provoquent un tollé immédiat. Le scandale fait la une, et la réaction de la famille royale ne se fait pas attendre. Le prince Philip, furieux, aurait interdit à Sarah de « remettre les orteils » dans les événements royaux. Ce scandale marque alors un tournant dans sa vie publique.
À l’époque, Sarah Ferguson, surnommée « Lady Marmelade » pour sa chevelure flamboyante, avait déjà du mal à trouver sa place dans la famille royale. Descendante des Stuart et des Tudor, elle s’ennuie à la cour pendant que le prince Andrew passe le plus clair de son temps en mer. Les rumeurs d’infidélité, les critiques sur son poids et son comportement jugé trop libre alimentent la presse à scandale. Leur divorce sera prononcé en 1996.

Business, scandales et caméras cachées
Après son départ de la famille royale, Sarah Ferguson tente de se reconstruire. Elle devient ambassadrice pour Weight Watchers, lance sa propre ligne de bijoux et écrit des livres pour enfants. Mais les polémiques la rattrapent. En 2010, un tabloïd britannique la piège avec une caméra cachée : on la voit accepter 50.000 euros en liquide en échange d’un accès à son ex-mari, le prince Andrew. La vidéo fait le tour du monde. Elle est forcée de s’excuser publiquement.
Dernier épisode embarrassant en date : un mail retrouvé dans ses archives montre que Sarah Ferguson remerciait Jeffrey Epstein d’avoir réglé une de ses dettes, le qualifiant d’« ami cher ». Un énième épisode embarrassant pour l’ex-duchesse d’York, qui voulait visiblement éviter les ennuis à une époque où elle se disait menacée.
Soutenue malgré tout
Malgré les scandales, Sarah Ferguson n’a jamais été complètement mise à l’écart. La reine Élisabeth II lui gardait une certaine affection, allant jusqu’à l’inviter à Balmoral avec ses filles, ou à lui prêter Windsor pour fêter ses 55 ans.
Quant au prince Andrew, il est toujours à ses côtés. Ils vivent ensemble, unis par une complicité intacte. Certains parlent d’amitié, d’autres ironisent : « partenaires dans le crime ».
Retrouvez « L’histoire royale » de Thomas de Bergeyck chaque samedi sur bel RTL Weekend.

















