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Cette période aurait pu – et dû – permettre aux autres attaquants belges de sortir de l’ornière. Il n’en a rien été. Mieux : sans jouer, Lukaku n’a perdu aucun point face à ses concurrents. Personne n’a profité de son absence pour installer le doute.
Ce mercredi soir, la Ligue des champions offrait pourtant une vitrine idéale. Deux attaquants belges censés incarner l’avenir offensif des Diables sont concernés : Lois Openda avec la Juventus contre Benfica, et Michy Batshuayi avec Francfort face à Qarabag. En théorie. Car Batshuayi est toujours blessé, et le cas Openda devient de plus en plus problématique.
Arrivé à Turin avec l’étiquette d’un attaquant explosif et vertical, Openda ne s’est jamais imposé. Les chiffres sont sans appel : 23 matchs, 2 buts, 751 minutes disputées, à peine 30 % de temps de jeu et seulement sept titularisations. Son profil, basé sur la profondeur et les transitions rapides, cadre mal avec une Juventus plus posée, plus structurée, qui réclame un numéro 9 capable de jouer dos au but. Résultat : Openda est souvent un choix par défaut. Et pendant ce temps-là, le club turinois regarde déjà ailleurs et s’intéresse à Jean-Philippe Mateta, l’attaquant de Crystal Palace. Le message est limpide.
Sans jouer, Lukaku marque des points
Quant à Michy Batshuayi, actuellement blessé, il n’a disputé que dix matchs cette saison avec son club, pour un seul but et une seule titularisation. Et quand il est disponible en sélection, Rudi Garcia l’utilise peu. Difficile, dans ces conditions, d’incarner une alternative crédible à Lukaku.
Finalement, ce mercredi européen ne change rien au constat : la Belgique reste encore et toujours suspendue à l’état de forme de Romelu Lukaku. Même sans jouer, il reste intouchable. Et c’est là le vrai problème : aucun autre attaquant n’a réussi à profiter de la fenêtre ouverte pour s’imposer. Tant que ce sera le cas, les Diables avanceront avec une certitude… et beaucoup trop peu de solutions derrière Big Rom.



















