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Plus de 250 témoins, discrétion totale, délocalisation : les détails du procès « hors norme » de Paolo Falzone

Par RTL info
Le procès de Paolo Falzone débutera le 4 mai prochain à Mons. En raison de l’émoi qu’a suscité cette affaire et le nombre de témoins appelés, notamment, un dispositif « exceptionnel » a été organisé autour de ce procès.

Le procès de Paolo et d’Antonino Falzone se tiendra du 4 mai au 30 juin 2026 au Lotto Mons Expo. La cour d’assises du Hainaut délocalisera exceptionnellement ses audiences dans la grande salle montoise afin de pouvoir accueillir les nombreuses parties civiles, les victimes, les acteurs judiciaires ainsi que les médias.

Le 7 avril 2025, la chambre des mises en accusation de Mons avait renvoyé les deux hommes devant la cour d’assises pour leur rôle présumé dans le drame de Strépy-Bracquegnies, survenu le 20 mars 2022. Ce jour-là, à l’aube, une BMW avait percuté la foule lors du ramassage traditionnel des Gilles, causant la mort de six personnes sur place et d’une septième à l’hôpital.

Qui dit procès exceptionnel, dit dispositif exceptionnel. Ingrid Godart, procureure générale de Mons est revenue sur les détails de l’organisation de ce procès « hors norme ». « C’est un procès hors norme parce que c’est un procès qui a suscité un émoi considérable dans toute une région, dans toute une société. Un procès très largement médiatisé et c’est déjà, rien que ça, une dimension tout à fait particulière que nous nous devons de prendre en considération », précise la procureur général.

« Il y a 278 témoins. Il est extrêmement rare d’avoir affaire à autant de parties civiles, ce qui a nécessité l’organisation d’une structure tout à fait spécifique pour pouvoir organiser ce procès, respecter les différentes normes qui nous sont imposées, notamment en termes de discrétion totale qui doit être assurée aux jurés », ajoute-t-elle.

En effet, les jurés qui auront la tâche de trancher sur la culpabilité de Paolo Falzone devront pouvoir se réunir en toute discrétion. « Ils doivent avoir un local où se retirer à l’abri de toute autre possibilité de contact avec le monde extérieur, éviter que certaines personnes puissent se croiser, avoir plusieurs salles de témoins au sein desquelles nous pourrons accueillir décemment les témoins en respectant également les directives à ce niveau », précise-t-elle.

« Nous avons examiné la façon dont nous pouvions éventuellement organiser les choses intra-muros, en profitant de cette salle d’audience avec éventuellement une transmission simultanée au niveau de la salle d’audience solennelle, comme nous l’avions fait notamment au niveau du procès Wesphael, mais véritablement, vu le nombre de parties attendues, c’était prendre le risque de ne pas pouvoir accueillir les gens décemment et de devoir refuser l’accès à un certain nombre de personnes, ce que nous voulions absolument éviter, raison pour laquelle nous avons décidé de délocaliser ce procès qui se tiendra effectivement dans les locaux de l’Auto-Mons-Expo », conclut la procureur.

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