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Cinq jours semaine après le terrible accident de train qui a fait 45 morts dans le sud de l’Espagne, un rapport préliminaire de la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF) a confirmé vendredi qu’une « rupture antérieure d’une soudure de voie est à l’origine du déraillement de la voiture n° 6 du train Iryo », ce qui a provoqué la collision entre les deux trains, près d’Adamuz.
Dans son rapport, la CIAF assure que la voie concernée par l’accident tragique était déjà endommagée lorsque le train Iryo est passé, puisque les roues de trois autres trains ayant emprunté le même tronçon quelques heures plus tôt, entre 17h21 et 19h09 le même jour, présentent des entailles dont la géométrie est compatible avec celle du train impliqué dans l’accident, qui est passé à cet endroit à 19h43.
Les conclusions de ce premier rapport, détaillé par El Pais, sont étonnantes puisque les autorités espagnoles avaient indiqué, dans la foulée de l’accident, que ces voies étaient relativement neuves.
Une hypothèse à confirmer
Le comité souligne qu’il s’agit de conclusions préliminaires et que la cause de la catastrophe ne peut pas encore être déterminée avec certitude. La piste fera l’objet d’une enquête plus approfondie dans les semaines à venir. Les experts soulignent donc que cette hypothèse initiale doit être corroborée « par des calculs et analyses détaillés ultérieurs » et qu’elle pourra être modifiée si de « nouvelles découvertes » apparaissent. Le document insiste sur le fait que « seules les conclusions figurant dans le rapport final feront foi », dont l’élaboration pourrait prendre plusieurs mois.

















