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Une destination autrefois adorée des Belges désormais boudée : « Son image s’est fortement dégradée »

Par RTL info
Les réservations de voyages vers les États-Unis sont en forte baisse du côté des touristes belges. La situation politique actuelle, marquée par le retour de Donald Trump, semble refroidir sérieusement les envies d’évasion outre-Atlantique.

Selon l’ABTO, l’association belge des organisateurs de voyages, les réservations pour les États-Unis ont chuté de 15 à 20 % ces dernières semaines. C’est ce qu’a confié Pierre Fivet, son porte-parole, au journal Het Laatste Nieuws. Le même phénomène est constaté aux Pays-Bas, où les agences de voyages observent également une baisse significative.

Plusieurs raisons expliquent ce désamour. Si, l’an passé, les incendies en Californie, un dollar trop fort ou encore des contrôles douaniers renforcés avaient découragé certains, les causes sont cette fois nettement plus politiques.

« L’image des États-Unis s’est clairement dégradée, notamment à cause du retour au pouvoir de Donald Trump », analyse Pierre Fivet. Sa personnalité jugée autoritaire, son hostilité à l’égard de l’Europe, ainsi que certaines décisions récentes sur la scène internationale n’y sont pas étrangères.

Parmi les éléments qui choquent le plus : l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela, marquée par la capture de Nicolas Maduro, et les déclarations polémiques de Donald Trump concernant le Groenland, un territoire autonome du Danemark, pourtant allié fidèle des États-Unis.

Des prix en baisse… mais cela suffira-t-il ?

Fait paradoxal : en raison du recul de la demande, les prix deviennent plus attractifs. Le dollar est en baisse, ce qui renforce le pouvoir d’achat des touristes européens. Les billets d’avion, les logements et même les locations de voiture sont désormais proposés à des tarifs plus avantageux.

« Nous avons déjà connu ce genre de situation au début du premier mandat de Trump. La demande avait légèrement baissé, mais elle s’était vite redressée l’année suivante », rappelle Pierre Fivet. Il reste donc optimiste pour 2026, misant sur des prix très compétitifs pour relancer l’intérêt des voyageurs.

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