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Presque une décennie après les faits, la cour d’appel de Mons réexamine depuis ce jeudi le dossier de la mort de Ciena, qui était âgée de trois mois et demi, survenue en mai 2016 dans une crèche de Charleroi. Le procès en appel fait suite à la décision du tribunal correctionnel de Charleroi, rendu l’an dernier, qui avait estimé qu’il s’agissait de simples négligences de la part des puéricultrices présentes ce jour-là.
Les parents avaient alors décidé de faire appel, estimant que la responsabilité du personnel de la crèche n’avait pas été pleinement reconnue.
Un dossier sensible et douloureux
Comme l’a rappelé notre journaliste Justine Roldan Perez depuis la cour d’appel, les investigations médicales avaient conclu à une mort subite du nourrisson, sans établir de lien direct avec le comportement des puéricultrices.
Malgré cela, le tribunal de première instance avait admis que la petite fille avait été « abandonnée à son propre sort » pendant plusieurs heures de sieste avant d’être retrouvée sans vie.
Le dossier est donc à nouveau examiné pendant deux jours à Mons, devant l’ensemble des parties, dans un climat empreint d’émotion.
C’est impossible que le tribunal ne puisse pas se rendre compte qu’il y a un lien avec son décès.
Pour Larissa et Ennio, les parents de Ciena, cette audience représente une étape cruciale dans un combat qu’ils mènent depuis près de dix ans.
« Pour nous, il y a tellement de négligences qui ont été à l’encontre de notre fille ce jour-là que pour nous c’est impossible que le tribunal ne puisse pas se rendre compte qu’il y a un lien avec son décès, et c’est pour ça qu’on continue notre combat. Avec toutes les négligences qu’il y a eues, elle ne pouvait pas s’en sortir », confient-ils.
Ce procès en appel doit permettre de réentendre les protagonistes du dossier et de réévaluer les éventuelles responsabilités.

















