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"La foule a pris plus d’importance que l’individu": Bernard Werber s'exprime sur son nouveau roman

Bernard Werber était l’invité de ce journal de 13h. Il est venu discuter de son nouveau roman et de son rapport au jeu d'échecs en plateau.

Son nouveau roman vient de sortir. Il s’intitule "La diagonale des Reines". L’histoire met en lumière les destins de deux femmes que tout oppose. Dès l’enfance, leurs manières de jouer aux échecs sont drastiquement différentes ; l’une joue avec les pions tandis que l’autre privilégie les grosses pièces, telle que la Reine.

"Ça correspond à deux concepts : est-ce qu’on joue plutôt le peuple ou est-ce qu’on joue plutôt les génies qui se démarquent du peuple ?", questionne Bernard Werber en direct.  L’histoire de ces femmes se développe jusqu’à ce que l’une dirige les services secrets Américains et l’autres ceux des Russes. "L’une va défendre l’individualisme et l’autre le collectivisme", ajoute-t-il.

Seul ou ensemble ?

"Il y a une phrase qui dit "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin". Je crois qu’il y a des moments où il vaut mieux être seul et d’autres où il vaut mieux fonctionner en groupe. Moi, je suis plus proche du personnage de Monique, celle qui fonctionne seule, tout simplement parce que mon métier d’écrivain m’amène à rester comme un moine, des heures et des heures, face à l’ordinateur", explique-t-il.

Il confie également que la foule, notamment durant les matchs de foot, le terrifie: "Les gens qui sont regroupés en train de hurler ensemble, le fait d’entrer et de sortir de ces espaces… C’est quelque chose que je trouve effrayant. (...) Je pense qu’on est arrivé à un moment où la foule a pris beaucoup plus d’importance que l’individu et c’est un vrai débat".

Il insiste: "Il y a une position à trouver : est-ce qu’on est mieux seul ? Est-ce qu’on a besoin des autres ? Est-ce que les autres ne sont-ils pas quelque part un danger ?".

"Les échecs sont une clé de compréhension de ce qui se passe en Ukraine" 

Selon Bernard Werber, "Ce qui se passe actuellement en Ukraine décrit parfaitement ce qu’il se passe dans le livre : une partie d’échec".

Il raconte ensuite la partie qu'il a jouée contre Karpov, un ancien membre du KGB. Un moment qui l’a profondément marqué : "C’est un type qui dégage une énergie de destruction incroyable. Je sais qu’il est très ami avec Poutine, qui est aussi un joueur d’échec. Je crois que les échecs sont une clé de compréhension de ce qui se passe en Ukraine".

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