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« Je ne m’y attendais pas », confie d’emblée Boris Dilliès, à sa sortie de prestation de serment au parlement bruxellois. Et pour cause : le désormais ex-bourgmestre d’Uccle a appris que son parti lui proposait la ministre-présidence bruxelloise à 7h du matin. Georges-Louis Bouchez lui a annoncé la nouvelle par téléphone. « J’ai pris le temps de la réflexion, je suis serein, mais je mesure le poids d’une telle responsabilité », racontait Boris Dilliès avant de se rendre chez le roi pour y prêter serment à nouveau.
« Fort de son expérience de bourgmestre, il connaît parfaitement Bruxelles et a démontré ses grandes capacités de chef d’équipe », a estimé Georges-Louis Bouchez à son sujet.
Bourgmestre d’Uccle durant de longues années
Outre sa carrière au niveau local, Boris Dilliès a fréquenté durant plusieurs années les travées du Parlement, mais aussi les coulisses du gouvernement en faisant ses classes dans le sillage de feu le secrétaire d’État libéral Eric André, son mentor en politique. Né en 1972, Boris Dilliès est gradué en relations publiques de l’École de promotion et de formation continue – EPFC – et chargé de cours à l’European Communication School à Uccle.
Après quelques années de son enfance passées dans le sud de la France – il a la double nationalité –, Boris Dilliès revient à Uccle à l’âge de 10 ans. À quinze ans, il milite au sein des Jeunes Réformateurs Libéraux dont il devient par la suite le président. Boris Dilliès se présente une première fois aux élections locales en 1994. Aux élections d’octobre 2000, il devient conseiller communal et de CPAS. En 2005, il succède à Éric André comme échevin des Finances et prend également en charge l’économie, la jeunesse, les sports et les espaces verts.

En tête des scrutins ucclois
Après les élections communales de 2012, Boris Dilliès continue à siéger en tant qu’échevin d’Uccle pour les Finances, l’Économie et le Commerce, la Jeunesse et en tant qu’Officier d’État Civil, sous l’autorité du bourgmestre Armand De Decker. Depuis 2016, il préside la section locale du MR d’Uccle. En 2017 il est réélu vice-président du MR bruxellois et prête serment en tant que bourgmestre d’Uccle. Il est reconduit au maïorat à l’issue du scrutin d’octobre 2018, à la tête d’une majorité avec les Verts. et le cdH. En 2024, il est émerge une nouvelle fois en tête du scrutin et reconduit une coalition avec Ecolo-Groen, sans les Engagés.
Lors des élections régionales de mai 2019, il occupe la dernière place de la liste MR. Il est élu député au parlement bruxellois. L’élection d’Aurélie Czekalski permet à Uccle d’obtenir un représentant libéral et Boris Dilliès décide de ne pas siéger afin se consacrer entièrement à son poste de bourgmestre. Au niveau régional, Boris Dilliès a fréquenté les couloirs de cabinets ministériels au début de sa carrière politique. Il a ainsi été attaché au cabinet d’Eric André, secrétaire d’État régional aux Travaux publics et des Sites économiques désaffectés, et ensuite à l’Aménagement du territoire, de 1995 à 2000. Il l’a ensuite été au sein du cabinet du ministre-président libéral François-Xavier de Donnea, de 2000 à 2002.
« Homme de dossiers »
Il a été élu député du Parlement bruxellois de 2014 à 2018. Il y présidait la commission Infrastructure. M. Dilliès a par ailleurs été vice-président du Mouvement Réformateur bruxellois de 2013 à 2021. Homme de dossiers, on sait le nouveau ministre-président à la fois déterminé – on l’a vu en opposition frontale avec la Ville de Bruxelles dans le dossier du plan de circulation du Bois de la Cambre –, conciliant et peu avare en traits d’humour. Son ouverture à Ecolo à Uccle lors du scrutin de 2018, parfois au grand dam de certains colistiers, lui avait permis de sauver un des deux maïorats libéraux dans la capitale (aux côtés de Vincent De Wolf à Etterbeek).
Pour le remplacer à la tête d’Uccle, c’est Valentine Delwart qui assurera la fonction de bourgmestre de la 2e commune la plus grande de Bruxelles.















