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L’invité de ce mercredi matin sur bel RTL était Frank Vandenbroucke, vice-Premier ministre et ministre de la Santé. Il s’est confié sur le dossier des suppléments d’honoraires dans les hôpitaux qui atteignent selon lui, des montants « inexplicables ».
« Le problème avec les suppléments d’honoraires, c’est qu’il y a des écarts entre les hôpitaux qui sont totalement incompréhensibles et inexplicables, a-t-il lancé. Il faut savoir qu’il y a plus que 7000 séjours pour lesquels on a demandé des suppléments dépassant 10.000 euros. C’est inexplicable. À charge du patient, c’est inexplicable. »
Il ne compte pas interdire ces suppléments d’honoraires mais aimerait parvenir à les limiter. « Il faut quand même une certaine uniformité, une certaine prévisibilité. Il faut quand même éliminer les excès et les dérives. Et c’est pourquoi nous avons invité les organisations des médecins, des dentistes et des kinés à négocier d’ici mi-2027 avec les mutuelles sur un cadre qui permet d’éviter la dérive », a-t-il expliqué.
« Un cercle vicieux »
L’hôpital est-il devenu un produit de luxe, lui a demandé Christophe Deborsu. « Si l’on n’a pas d’assurance supplémentaire, il est impossible de séjourner dans une chambre à un lit, a répondu Frank Vandenbroucke. Je trouve que c’est inacceptable. D’ailleurs, pour ceux qui ont des assurances, on voit bien que les primes augmentent parce qu’évidemment ces assurances doivent financer ces suppléments. Donc, c’est un peu un cercle vicieux. »
« Ces différences entre les hôpitaux, j’ai demandé des explications. Jamais, je ne reçois des explications, donc elles sont inexplicables », a-t-il insisté.
Le cas des hospitalisations en chambre seule est flagrant puisque le coût moyen d’une chambre commune à l’hôpital, c’est 323 euros. Pour les chambres seules, c’est 2778 euros.
« Les patients qui le veulent doivent avoir accès à une chambre, à un seul lit. Ça crée quand même un peu plus de confort. Donc, je crois que c’est un droit. Mais ce qu’il faut éviter, c’est que ces chambres deviennent financièrement inaccessibles, sauf si l’on a une bonne assurance », a conclu le ministre de la Santé.















